Kakejikus artisanaux

飛燕図 – HIRATSUBAME (HIRRONDELLE EN VOL)
Description
Kakémono vertical à l’encre sur papier, représentant une hirondelle saisie en plein vol, ailes déployées dans un mouvement vif et naturel. Le pinceau est rapide, presque calligraphique, traduisant plus l’énergie que le détail.
Au-dessus, un poème en écriture cursive (草書 / sōsho) flotte dans l’espace, créant un dialogue subtil entre le geste pictural et la parole poétique. Monture sobre et élégante, aux tons terre et or, typique d’un goût lettré, laissant respirer la composition.
Traduction du poème Texte japonais :
春風に
燕ひとつ
水の面をかすめて
影のみ残す
Traduction :
Dans le vent du printemps,
une hirondelle seule
effleure la surface de l’eau—
seule son ombre demeure.
Esthétique
Une œuvre d’une grande délicatesse, construite sur le vide. L’oiseau, placé bas, semble surgir du silence. Le regard monte naturellement vers le poème, comme une résonance intérieure.
Le trait évoque l’école des peintres lettrés (文人画 / bunjinga) : économie de moyens, liberté du geste, primauté de l’instant.
Période
fin Edo – début Meiji (XIXe siècle)
(qualité du papier, type de montage, style du pinceau et écriture cursive cohérente avec cette période)
Hauteur : 150 cm
Largeur : 24 cm
Prix : 250 euros









梅に鶯図 – UME NI UGUISU
Description
Moineau posé sur une branche de prunier en fleurs. Composition verticale équilibrée, trait léger et précis. Les fleurs rosées apportent un contraste subtil à l’encre.
Peinture de type kachō-ga (fleurs et oiseaux).
Exécution fine, composition aérée, bon usage du vide.
Artiste : Signature : 花陰 (Ka’in)
Période : Vers 1900–1930 (fin Meiji / Taishō / début Shōwa)
Monture en soie, format vertical classique (kakejiku standard)
Impression
Pièce décorative japonaise traditionnelle, lisible et équilibrée, adaptée à une présentation sobre.
Hauteur : 195 cm
Largeur : 52 cm
Prix : 250 euros








FLEURS DE CERISIER ET PAPILLON EN VOL
桜花蝶影図 — Ōka Chōei-zu
Description
Superbe kakémono représentant une branche de cerisier en pleine floraison, déployée avec une élégance naturelle dans la partie basse du champ pictural. Les fleurs, d’un blanc délicatement nuancé, semblent vibrer sur le papier, tandis qu’un papillon clair, aux ailes subtilement bleutées, traverse l’espace avec une légèreté presque irréelle.
Quelques pétales tombants viennent parfaire cette scène suspendue, capturant l’instant le plus précieux du printemps japonais.
Esthétique
Grande maîtrise du vide (ma), qui structure l’œuvre et en amplifie la puissance silencieuse. Le dessin est précis, souple, parfaitement équilibré.
La palette, volontairement retenue, révèle une grande finesse d’exécution, notamment dans le traitement du papillon, d’une transparence remarquable.
L’ensemble dégage une sensation de calme absolu, typique des meilleures œuvres de tradition kyotoïte.
École : Maruyama–Shijō (Kyoto)
Inscrite dans la lignée du naturalisme raffiné initié par Maruyama Ōkyo, cette œuvre illustre parfaitement l’élégance et la sensibilité de l’école Shijō : observation juste de la nature, composition aérée et poésie du geste.
Un travail représentatif des ateliers cultivés de Kyoto, destinés à une clientèle exigeante.
Période :Fin Edo – début Meiji (XIXe siècle).
Signature
Signature verticale accompagnée d’un sceau rouge. Lecture probable : 豊秋 Toyoaki — attribuable à un peintre d’atelier de bon niveau, dans le cercle Shijō.
Monture (表装 – Hyōsō)
Monture élégante en soie aux tons beiges, parfaitement en accord avec la douceur du sujet.
Jikusaki en bois laqué décorés de motifs floraux, renforçant l’unité esthétique de l’ensemble.
Hauteur : 188 cm
Largeur : 44 cm
Prix : 300 euros








MOINEAU ET CAMELIA
une branche de camélia (椿 / tsubaki) avec fleur et bourgeons. Le camélia symbolise : la noblesse/la pureté/ le renouveau, Dans l’esthétique japonaise il est souvent associé : à la fin de l’hiver / début du printemps.
Le moineau symbolise : la vitalité/la vie quotidienne
/la joie simple.
Dans la peinture japonaise, un oiseau volant vers une fleur signifie souvent : e réveil de la nature. Le style est très typique de la peinture japonaise traditionnelle appelée : kachō-ga (花鳥画) peinture fleurs et oiseaux.
Technique utilisée : encre sumi/légers pigments / lavis doux.
Le dessin est : rapide/ expressif/très fluide. Points très bons : mouvement naturel du moineau/équilibre de la composition/traitement simple mais vivant.
La signature lit : 翠庵 (Sui-an) pigments doux typiques XIXe siècle. 1880 – 1920 Points forts : dessin fluide/sujet très japonais/belle simplicité/composition équilibrée.
Hauteur : 130 cm
Largeur : 44 cm
Prix : 250 euros









MOINEAU ET CERCLE
Petit oiseau probablement moineau japonais (suzume / 雀) ou proche du mejiro. Dans la peinture japonaise, ces petits oiseaux symbolisent :
• vie quotidienne/simplicité/nature paisible
Le cercle est un ensō (円相).
Signification dans la tradition zen :
• univers/totalité/illumination/cycle de la nature
Caractéristiques du cercle dans le kakejiku : tracé en un geste rapide/volontairement irrégulier/ouvert et imparfait
Signification de cette imperfection : esthétique wabi-sabi /beauté de l’imperfection spontanéité du geste/univers en mouvement La composition repose sur une idée philosophique : le cercle = l’univers l’oiseau = la vie simple
C’est un thème fréquent dans la peinture zen.
La ligne sous l’oiseau : suggère une branche minimaliste/stabilise la composition/crée un axe vertical dans l’image
Composition artistique : Style : forte utilisation du vide (ma 間)
Caractéristiques visibles : pinceau rapide/touches légères/dégradé dans le plumage/économie de moyens
Cela correspond aux traditions : Shijō/ou peinture zen tardive
Montage du kakejiku : Papier ancien et soie Embouts en bois
Période la plus probable : fin Edo — début Meiji 1820 – 1880
Message visuel : « dans l’immensité de l’univers, une simple présence vivante suffit à créer l’équilibre »
Hauteur : 185 cm
Largeur : 29 cm
Prix : 300 euros









OISEAU ET MAGNOLIAS
Sur un fond doré calme et lumineux, une branche de magnolia en fleurs traverse l’espace comme une ligne vivante. Les fleurs blanches, larges et souples, s’ouvrent lentement. Leur cœur rosé semble encore tiède de la sève du printemps. Les pétales ne sont pas seulement peints : ils respirent.
Chaque fleur possède un modelé très doux, presque nacré, obtenu par superpositions de pigments minéraux. Entre ces corolles silencieuses se tient un oiseau sombre.
Il est posé sur la branche avec une tension légère dans le corps. Le bec ouvert, la tête levée vers la fleur. On dirait qu’il chante.Son plumage est traité avec une grande économie de moyens
Cette sobriété renforce la lumière des fleurs. L’oiseau ne domine pas la scène. Il en fait partie, comme un instant de vie suspendu. Style artistique : Le style appartient à la tradition nihonga / kachō-ga (花鳥画) Ce type de peinture apparaît souvent dans les écoles : Shijō/ou Rinpa tardif
La signature se lit probablement : 之久 Yukyu / Shikyū / Yukihisa (selon lecture artistique) Ce type de signature est typique d’un peintre japonais du XIXe ou début XXe siècle.
Datation la plus probable 1880 – 1910
Cette peinture possède une qualité rare : elle est calme sans être vide. Le fond doré apporte une chaleur silencieuse. Les fleurs semblent presque flotter dans la lumière. Et l’oiseau, minuscule présence vivante, donne à l’ensemble un souffle. C’est exactement le type de rouleau qu’on imagine dans un tokonoma au début du printemps, accompagné : d’un bonsaï en fleur/ou d’un petit suiseki évoquant la saison.
Une peinture faite pour regarder le retour de la lumière.
Hauteur : 198 cm
Largeur : 35 cm
Prix : 250 euros









MOINEAU ET NEIGE
Moineau (雀 – suzume) représenté au solQuelques flocons de neige autour Thème classique japonais : moineau sous la neige
Symbolique : fin de l’hiver / vie fragile mais persistante / poésie de la nature simple
Sujet très courant dans la peinture kachō-ga (花鳥画 : fleurs et oiseaux).
Signature de l’artiste : 橋野光信 Hashino Mitsunobu
Inscription sur la boîte (tomobako)
Début du printemps, année Shōwa 62
Cela correspond au style : école Maruyama-Shijō École naturaliste active à Kyoto.
La peinture semble dater de : fin période Edo – début Meiji ≈ 1850 – 1900
Hauteur : 185 cm
Largeur : 29 cm
Prix : 270 euros









OISEAU EN VOL
Peinture japonaise suspendue (kakejiku) représentant un oiseau en plein vol dans un espace presque vide. La composition est extrêmement épurée : l’oiseau traverse un ciel brumeux, suggéré par un lavis léger, laissant une grande place au vide. Cette utilisation du vide est caractéristique de la peinture japonaise classique où le ma (間) — l’espace silencieux — donne à l’image sa respiration et sa profondeur. Le mouvement de l’oiseau est rendu avec un pinceau très sûr. Les ailes déployées et la légère torsion du corps suggèrent un instant fugitif capturé dans le ciel.
Oiseau en vol (probablement hirondelle ou petit oiseau migrateur stylisé). Les oiseaux en vol apparaissent souvent dans les peintures kachō-ga (peintures d’oiseaux et fleurs).
Signature : 清雲 Seiun « Nuage pur » ou « Nuage clair ».
Caractéristiques : composition minimaliste /lavis très léger/trait calligraphique précis / grande importance du vide Ce style s’inscrit dans la tradition des peintures d’oiseaux inspirées de la nature. Fin époque Meiji – période Taishō – début Shōwa 1900 – 1940
Lecture poétique :
« Dans le ciel silencieux, une seule aile traverse la brume le printemps est déjà là »
Hauteur : 180 cm
Largeur : 50 cm
Prix : 300 euros






FLEURS DE PRINTEMPS
Ce kakejiku représente un éventail japonais (sensu) peint de fleurs délicates, probablement pruniers ou camélias stylisés, disposées sur de fines branches. La composition est placée sur un fond doré, évoquant les paravents japonais traditionnels.
L’éventail est un motif classique de la peinture décorative japonaise. Il symbolise :
• l’élégance/ la célébration/ les arts raffinés.
La forme ouverte de l’éventail évoque aussi l’expansion et la prospérité.
Une signature cursive apparaît à gauche de l’éventail accompagnée d’un sceau rouge. La lecture reste difficile mais correspond probablement à un nom d’artiste de style nihonga.
Peinture réalisée avec : encre sumi/pigments légers/lavis délicats.
Composition artistique
La composition est volontairement minimaliste :
• un grand espace doré/un éventail central
Ce type de composition s’inspire des paravents décoratifs japonais (byōbu) et des motifs de l’école Rinpa. Les fleurs évoquent le printemps et la renaissance de la nature. Ce type de montage est typique des rouleaux de la période Shōwa (milieu XXᵉ siècle). Les embouts (jikusaki) semblent en ivoire ou os ancien, matériau courant pour les rouleaux de bonne qualité.
Période Shōwa vers 1930 – 1960)
Peinture décorative japonaise dans la tradition nihonga. Il s’agit d’un kakejiku décoratif de bon goût, idéal pour une présentation saisonnière.
Hauteur : 113 cm
Largeur : 66 cm
Prix : 250 euros






OISEAU SUR BRANCHE FLEURIE
Peinture japonaise suspendue (kakejiku) représentant un petit oiseau posé sur une branche fleurie. La composition se développe horizontalement : une branche sombre traverse l’espace et porte plusieurs fleurs blanches tandis qu’un oiseau se tient posé à droite.
Le fond clair et légèrement doré crée une atmosphère calme et lumineuse. La peinture appartient au genre classique :
花鳥画 (kachō-ga)
Peinture d’oiseaux et de fleurs. Ce thème est très populaire dans la peinture japonaise car il exprime la beauté simple de la nature et le passage des saisons. Les fleurs blanches ouvertes et les jeunes feuilles sont typiques du début du printemps. Dans la peinture japonaise, les oiseaux associés aux fleurs évoquent souvent : la renaissance de la nature/ l’harmonie du monde vivant
La signature visible se lit : 翠
Peinture japonaise traditionnelle nihonga.
Caractéristiques visibles : trait souple et vivant de la branche/fleurs peintes avec précision/oiseau délicatement coloré/composition très équilibrée
Le style est décoratif mais reste fidèle à la tradition naturaliste japonaise.
Période probable :Fin Meiji – Taishō – début Shōwa 1900 – 1940
Hauteur : 110 cm
Largeur : 55 cm
Prix : 250 euros






BOUVREUIL ET CERISIER
Ce kakejiku représente un bouvreuil japonais (Uso) posé sur une branche de cerisier en fleurs doubles (Yaezakura). Les fleurs roses abondantes évoquent la pleine floraison du printemps. Le contraste entre les pétales délicats et la branche sombre crée une composition calme et harmonieuse. L’oiseau, finement observé, est représenté avec une grande précision naturaliste : poitrine rosée, tête noire et plumage gris doux. Cette scène appartient au genre traditionnel japonais kachō-ga (peinture d’oiseaux et de fleurs).
Signature visible sur la peinture :玉庄 Gyokushō
Le sceau rouge correspond au nom de l’artiste. Le style de peinture correspond à un artiste de tradition nihonga, probablement actif au début de l’époque Shōwa (vers 1920-1940). réalisée avec : pigments minéraux /encre sumi/rehauts délicats Le travail des fleurs montre des dégradés très fins et une grande maîtrise de la transparence. Ce type de composition est caractéristique de la peinture japonaise du XXᵉ siècle influencée par les écoles de Kyoto.
Le bouvreuil est souvent représenté avec les cerisiers car il se nourrit de leurs bourgeons. Il symbolise l’arrivée du printemps.
Début Shōwa (vers 1920-1940) Il constitue un rouleau saisonnier idéal pour une présentation de printemps.
Hauteur : 140 cm
Largeur : 67 cm
Prix : 150 euros






ESCARGOT
Ce kakejiku représente un escargot avançant lentement sur une petite branche. La coquille est peinte par un lavis circulaire très simple, presque abstrait, tandis que le corps de l’animal est suggéré par quelques touches d’encre légère. Les antennes, tracées d’un geste rapide, donnent vie à la scène. Au-dessus de l’image apparaît une calligraphie expressive accompagnée de sceaux rouges. L’ensemble crée une composition très calme et méditative.
Le poème
蝸牛 そろそろ登れ 富士の山
Traduction littérale : Escargot doucement, doucement grimpe le Mont Fuji
Origine du poème : Ce haïku est attribué au grand poète japonais Bashō (1644-1694)
Même la plus petite créature peut entreprendre une grande ascension. C’est une métaphore du chemin de la vie. Peinture à l’encre de style : sumi-e
Datation probable : Fin période Edo/début période Meiji environ 1850 – 1900
Hauteur : 120 cm
Largeur : 25 cm
Prix : 120 euros






FUJI ET UME
探信 ‒ Tanshin
Peintre japonais actif probablement entre la fin de l’époque Edo et le début de Meiji. Style lettré associant paysage, poésie et calligraphie.
Sujet : Paysage de collines embrumées parcourues de pruniers en fleurs. Les fleurs claires rythment la composition et guident le regard.
Saison : Début du printemps, Le prunier en fleur (梅, ume) est le symbole du renouveau printanier.
Poème inscrit : « Dans la brume légère,les montagnes se répondent au loin. Silencieusement, les fleurs de prunier s’ouvrent, annonçant le printemps. »
Lecture poétique : Peinture et poème décrivent un instant suspendu entre l’hiver et le renouveau. La brume adoucit le paysage tandis que le prunier affirme la vie naissante.
Lecture symbolique : Le prunier incarne la persévérance et la noblesse. La montagne voilée rappelle l’impermanence du monde.
Hauteur : 115 cm
Largeur : 62 cm
Prix : 350 euros






CAMELIA ET PRUNIER
伊川法眼(Ikawa Hōgen)
Peintre japonais de l’époque Edo tardive. Le titre Hōgen était accordé à des artistes reconnus, souvent liés aux cercles officiels ou lettrés.
Sujet : Branche de prunier en fleurs accompagnée d’un camélia rouge, traités avec une grande économie de moyens sur fond clair. Aucune présence animale : la composition repose uniquement sur le dialogue floral et le vide.
Saison :Fin de l’hiver ‒ tout début du printemps
Le prunier (梅) fleurit avant le printemps, tandis que le camélia (椿) évoque la noblesse et la retenue.
Signification poétique : Dans l’air encore froid,
le prunier ouvre ses premières fleurs. Le camélia, silencieux,
ajoute une note de profondeur ̶ élégance avant le renouveau.
Lecture symbolique : Le prunier incarne la persévérance et la pureté morale. Le camélia, fleur noble de l’hiver, suggère la dignité et la constance. Le vide environnant renforce la sensation de calme et de retenue.
Positionnement : Kakejiku idéal pour une présentation hivernale ou de tout début de printemps en tokonoma. Œuvre élégante et discrète idéale pour la cérémonie du thé.
Hauteur : 100 cm
Largeur : 35 cm
Prix : 300 euros






HIRONDELLES SUR BRANCHE
Signature : 谷城 (Tanishiro / Tanijō – lecture probable)
Description : Sur une branche souple qui se penche au-dessus de l’eau, trois hirondelles se rassemblent dans un moment fragile. L’une, posée en avant, Derrière elle, deux jeunes oiseaux attendent, eurs corps encore ronds, leurs regards tournés vers le ciel. La scène est silencieuse, suspendue dans l’air léger du printemps.
Quelques traits d’encre suffisent :
une branche, quelques feuilles, et les ondulations de l’eau suggérées par des lignes rapides.
Comme souvent dans la peinture japonaise, le vide est aussi important que le motif :Il laisse respirer la scène et évoque l’espace du vent.
Les hirondelles (tsubame) sont un motif classique : symbole du printemps/retour de la vie et des migrations/ image de famille et protection des petits
La peinture montre : un trait libre de sumi-e/une composition très épurée/un traitement naturaliste des oiseaux
Ce type de kakejiku est typique des peintures japonaises de la fin de l’époque Edo ou du début Meiji (XIXᵉ siècle).
Montage : sobre en soie beige/Format vertical /classique pour tokonoma/Jikusaki en ivoire ou os (embouts)/Boîte en kiri (paulownia)
Trois hirondelles sur une branche fragile, Le printemps arrive doucement, dans le battement discret de leurs ailes. Un instant simple et tout le monde vivant qui recommence
Hauteur : 190 cm
Largeur : 27 cm
Prix : 240 euros









FLEURS DE CERISIER
Belle peinture sur soie tres fraiche réalisée par le peintre japonais Fujii Shozan (1880/1967), le montage en soie est très beau et de qualité
Une branche de sakura s’avance dans le silence du papier ancien. Quelques fleurs blanches, déjà mêlées aux feuilles brunes, s’ouvrent doucement — comme si le printemps hésitait encore.
Le pinceau est léger, presque méditatif.La branche sombre traverse la composition avec simplicité, tandis que les pétales pâles semblent flotter dans une brume douce.
Rien n’est spectaculaire : tout est retenu, calme, élégant. C’est l’instant fragile où la fleur vient d’éclore, et où l’on sait déjà qu’elle tombera bientôt.
Le kakemono évoque : le printemps naissant
/la beauté éphémère (mono no aware)/la contemplation silencieuse de la nature. Un rouleau simple, délicat, fait pour un tokonoma de printemps, où la fleur de cerisier devient presque une pensée
Hauteur : 100 cm
Largeur : 45 cm
Prix : 150 euros






OISEAU SUR EVENTAIL ET PRUNIER
Kakemono peind à la main sur un eventail réprésentant des fleurs de prunier et un oiseau réalisé par Tesseki, période 1850-1900, extrémités en bois, belle oeuvre minimaliste, avec Tomokako
Au centre du rouleau, un éventail ouvert apparaît comme une scène silencieuse. Sur une branche légère, un petit oiseau se pose parmi quelques fleurs délicates. Le trait est simple, presque calligraphique. L’oiseau semble suspendu dans l’instant, attentif au vent qui traverse les pétales. Autour de lui, le grand espace vide du rouleau crée le calme —
comme si la nature entière respirait dans ce silence. L’éventail évoque la grâce raffinée de la culture classique japonaise,
tandis que l’oiseau parmi les fleurs suggère :
• le printemps discret/la vie simple de la nature/la beauté des choses modestes.
Un kakejiku très sobre, presque méditatif, où quelques traits suffisent à faire naître le paysage
Hauteur : 117 cm
Largeur : 61 cm
Prix : 350 euros






HIRONDELLE ET SAULE
Auteur : 署名 : 一白(Ippaku ‒ lecture probable)
Peintre japonais actif vraisemblablement à la fin de l’époque Edo ou au début de Meiji. Attribution prudente fondée sur la signature et le sceau.
Sujet :Hirondelle en plein vol sous des branches de saule retombantes. Composition élégante associant mouvement et souplesse végétale.
Saison :Printemps L’hirondelle est un kigo majeur du printemps ; le saule renforce l’idée de renouveau.
Signification poétique : Sous le saule léger, l’hirondelle fend l’air. Le printemps arrive le monde reprend souffle.
Lecture symbolique : L’hirondelle symbolise le retour et la vivacité. Le saule évoque la douceur et l’harmonie avec la nature.
Hauteur : 135 cm
Largeur : 60 cm
Prix : 300 euros






LUNE ET FLEURS DE CERISIER
署名 : 辰坊(Tatsubō ‒ lecture probable), Peintre japonais actif probablement fin Edo ‒ début Meiji. Signature cursive accompagnée d’un sceau rouge, typique d’une pratique lettrée.
Sujet : Cerisier ancien aux branches retombantes couvertes de fleurs, se détachant devant une lune claire partiellement voilée. La composition associe la masse du tronc, la délicatesse florale et la présence silencieuse de l’astre.
Saison : Printemps (soir de pleine lune ou lune montante)
Le cerisier en fleurs est le kigo majeur du printemps. La lune introduit une dimension nocturne et contemplative, fréquente dans la peinture japonaise de cette saison.
Signification poétique :Sous la lune pâle,les fleurs tombent en silence. La nuit de printemps ̶un instant suspendu entre éclat et disparition.
Lecture symbolique : Le cerisier incarne la beauté éphémère et la fragilité de l’existence. La lune, symbole de permanence et de contemplation, crée un contraste poétique avec la brièveté des fleurs. L’œuvre devient une méditation sur le temps, l’instant et la mémoire.
Hauteur : 198 cm
Largeur : 53 cm
Prix : 250 euros






HIRONDELLE ET SAULE
Ce kakejiku représente une hirondelle (tsubame) peinte à l’encre noire volant sous une calligraphie cursive fluide.
La composition est volontairement minimaliste :l’oiseau est placé dans la partie inférieure, la calligraphie descend en diagonale depuis la gauche
Ce vide important autour du sujet est typique de l’esthétique zen et lettrée, où le silence de l’espace fait partie de l’œuvre. L’hirondelle est exécutée en quelques coups de pinceau très sûrs. Les ailes longues et effilées et la queue fourchue sont parfaitement rendues.
Symbolique : L’hirondelle (燕 – tsubame) est un symbole classique de : printemps/ renouveau/retour de la vie/bonheur domestique
Dans la culture japonaise, l’hirondelle annonce l’arrivée des beaux jours et est souvent associée aux poèmes de printemps.Placée seule dans un grand espace vide, elle évoque le premier oiseau revenu du sud, traversant un ciel encore silencieux.
Signature probable : 呆堂 probablement lu Hōdō / Bōdō avec un sceau rouge d’artiste (rakkan). Ce type de signature correspond souvent à un nom d’atelier ou nom d’artiste lettré.
L’ensemble correspond à l’esthétique : Nanga / Bunjinga (南画 / 文人画) peinture des lettrés.
Caractéristiques visibles : composition asymétrique/grand espace vide/calligraphie intégrée à l’image/peinture rapide et expressive
Ce type d’œuvre était très apprécié dans les tokonoma de thé ou salons lettrés.
Montage de type kakejiku classique ichimonji : Ichimonji brodé clair/soie verte centrale/soie beige inférieure/embouts noirs laqués (jikusaki)/ papier ancien avec taches de vieillissement naturelles Le montage semble fin XIXe – début XXe siècle.
Datation probable : fin Meiji à Taishō environ 1890 – 1920
Points forts : pinceau très vivant/composition élégante/ minimalisme très japonais/bel équilibre calligraphie / peinture/sujet saisonnier idéal pour tokonoma
Parfait avec : suiseki paysage léger/bonsaï floraison/ suiseki évoquant la montagne ou la pluie
Description poétique : Dans le ciel clair du printemps, une hirondelle trace un arc rapide. Sous le pinceau libre du calligraphe, e vent semble encore vibrer dans ses ailes. Le monde est encore silencieux — mais le printemps vient d’arriver
Hauteur : 120 cm
Largeur : 50 cm
Prix : 150 euros






HIRONDELLE SUR BRANCHE DE CERISIER
Ce kakejiku représente une hirondelle posée sur une branche de cerisier en fleurs (sakura). L’oiseau est peint avec un réalisme délicat : tête et dos bleu sombre/poitrine blanche/queue longue et profondément fourchue. La branche fine et souple descend en arc élégant, couverte de petites fleurs roses de cerisier.
La composition est très japonaise : asymétrique
/beaucoup d’espace vide/ligne diagonale très fluide.
Deux symboles saisonniers majeurs : Hirondelle (燕 – tsubame)
Symbole de : printemps/renouveau/bonheur domestique/retour de la vie
Cerisier (桜 – sakura) Symbole de : beauté éphémère/printemps/poésie classique japonaise
caractéristiques visibles : dessin très précis de l’oiseau/couleurs minérales douces/branches fines et calligraphiques/fleurs très délicates
Ce type de peinture est très populaire fin Meiji – Taishō – début Shōwa.
Signature visible : 正敏 Masatoshi Il s’agit probablement d’un peintre d’école naturaliste ou d’atelier Nihonga, pas forcément un maître majeur mais clairement un artiste formé.
Composition très réussie : branche diagonale descendante/hirondelle au point d’équilibre visuel/ fleurs légères qui guident le regard
C’est une composition très utilisée pour tokonoma de printemps.
Montage de très bonne qualité : soie vert céladon avec motif nuage discret/ichimonji brodé clair/papier central ivoire/jikusaki en porcelaine bleu et blanc .Les embouts en porcelaine sont un détail élégant assez fréquent début XXe siècle.
Datation probable : vers 1910–1930 fin Meiji / Taishō / début Shōwa). Ce type de kakejiku était destiné à la décoration saisonnière raffinée.
Description poétique : Sur la branche fragile du cerisier, une hirondelle s’est arrêtée. Autour d’elle flottent encore les premières fleurs du printemps. Le vent est doux, et le monde semble suspendu entre deux battements d’ailes
Hauteur : 185 cm
Largeur : 46 cm
Prix : 220 euros






Oiseau et Fleurs de Cerisier
Ce kakejiku représente un petit oiseau de printemps posé dans une branche de cerisier en fleurs. La scène est peinte à l’encre avec quelques touches légères pour les fleurs.
L’oiseau apparaît presque caché dans les branches fleuries, ce qui donne une impression très naturelle et spontanée. La composition est horizontale dans le panneau central :
oiseau et branche à gauche/poème calligraphié à droite
L’oiseau est représenté en mouvement descendant dans la branche, presque en train d’atterrir.
Le pinceau est très rapide : ailes ouvertes/corps incliné/pattes vers la branche
Ce type de mouvement est caractéristique des peintures haiga inspirées du haiku, où l’on cherche à capturer un instant vivant.
Pourquoi ce kakejiku plaît aux collectionneurs :
Sujet parfait pour tokonoma/ L’association oiseau + sakura + poème est l’un des thèmes les plus classiques du printemps japonais.
Le poème n’est pas décoratif :Il dialogue avec la scène/Image et texte racontent le même instant de printemps.C’est exactement l’esprit haiga (peinture accompagnant un haiku). Ce vide donne une respiration visuelle très japonaise.
La calligraphie est en style cursif (sōsho).
Lecture probable (structure haiku classique) :
Poème : « Sous les fleurs,
le chant d’un oiseau —
le vent du printemps »
La signature semble lire : 高鳴 Takanari / Kōmei
Montage élégant et cohérent :
Éléments : ichimonji doré motif karakusa/ soie brune à motif géométrique/papier ancien avec patine naturelle/ jikusaki en céramique mouchetée brun
Datation probablle : fin Meiji / Taishō environ 1890 – 1920
Description poétique : « Dans les fleurs du cerisier, un oiseau descend doucement Ses ailes effleurent les branches,Et les pétales frémissent Dans l’air léger du printemps son chant traverse le silence »
Hauteur : 110 cm
Largeur : 64 cm
Prix : 210 euros






OISEAU ET FLEURS DE CERISIER
Un petit oiseau de printemps est posé sur une branche fine de cerisier couverte de fleurs et de boutons. La branche traverse la composition en diagonale, créant une ligne élégante et dynamique. Le grand espace vide autour du sujet renforce la sensation de calme et de légèreté.
Œuvre probablement issue d’un atelier Nihonga ou école naturaliste japonaise.
Période : Fin Meiji – début Taishō vers 1890 – 1920
Technique : Encre et couleurs légères sur papier
/pinceau rapide et spontané/touches fines pour les fleurs de cerisier
La composition repose sur trois éléments :
1. branche diagonale très élégante
2. oiseau placé au point d’équilibre visuel
3. fleurs dispersées qui créent un rythme léger
Le regard suit naturellement la branche et arrive sur l’oiseau.
Ce type de pinceau rapide montre une influence de la peinture lettrée, où l’on cherche l’expression plutôt que le réalisme parfait.
Monture classique de kakejiku : soie vert céladon/ ichimonji décoratif discret/montage sobre et élégant.
L’œuvre capture un moment paisible du printemps japonais : un oiseau posé dans une branche de cerisier encore légère de fleurs. La simplicité du pinceau et l’espace vide donnent à la composition une grande élégance.
Hauteur : 192 cm
Largeur : 43 cm
Prix : 220 euros






CASCADE ET MOMIJI
Genre : Peinture japonaise traditionnelle – Kacho ga / paysage poétique
Sujet : Une branche d érable s’étend en diagonale devant une chute d’ eau. La composition verticale laisse une large place au vide, favorisant la contemplation.
Symbolique : L érable évoque le temps qui passe et la beaute ephemere de l automne. La chute d eau suggere la continuite, le flux du temps et la permanence de la nature, creant un contraste entre fragilite et eternite.
Signature cursive accompagnee d un sceau rouge carre, indiquant un peintre forme a la tradition lettrée. Le nom exact reste a confirmer, mais le style correspond a un artiste actif a la fin de l’ere Meiji ou durant l’ere Taisho.
Appréciation artistique : Oeuvre sobre et contemplative. Le traitement du feuillage est maitrise, la palette volontairement retenue et l’usage du vide parfaitement equilibre. Il s agit d un kakejiku destine a un regard averti, au dela d’une simple oeuvre décorative.
La branche d erable suspendue devant la chute d eau invite a une meditation sur la fragilite du moment face a la permanence du monde.
Hauteur : 190 cm
Largeur : 40 cm
Prix : 230 euros






HIRONDELLE ET IRIS AU VENT
Une hirondelle traverse l’espace dans un mouvement léger au-dessus d’iris dressés. Les feuilles longues et verticales s’élèvent du bas de la composition, tandis que la fleur s’ouvre doucement vers la lumière. L’oiseau surgit dans cet espace comme un souffle vivant.
Artiste : 山陵 Sanryō / Zanryō
Cela suggère un artiste issu d’un atelier de peinture lettrée ou naturaliste.
Période : fin Meiji – Taishō vers 1890 – 1920
Technique : Encre et légères touches de couleur sur papier.
Le pinceau alterne deux styles : traits larges et puissants pour les feuilles d’iris/gestes rapides et fluides pour l’hirondelle.
Le vide central laisse respirer la scène et amplifie la sensation de mouvement. L’hirondelle est peinte en un seul geste presque calligraphique.
Les ailes sont rendues par une trace de pinceau sèche qui suggère la vibration de l’air.
Monture traditionnelle : soie bleu-vert/ ichimonji décoratif/ jikusaki en bois sombre
Cette œuvre capture un instant simple et vivant : les iris se dressent dans l’air tiède, et une hirondelle traverse le jardin. Le pinceau est libre, presque spontané, comme si l’artiste avait voulu saisir un moment fugitif du printemps.
Hauteur : 202 cm
Largeur : 44 cm
Prix : 190 euros






OISEAU ET BRANCHE DE SAULE
Dans la simplicité d’un espace presque vide, un petit oiseau se pose délicatement sur une branche souple. Quelques traits de pinceau suffisent à évoquer la scène : la courbe élégante du rameau, la légèreté des brindilles, et ce petit oiseau vivant qui semble prêt à reprendre son envol. La peinture respire le calme et la finesse.
Chaque geste du pinceau est précis, économique, presque instinctif.
Cette sobriété donne à l’œuvre une grande force poétique : le regard s’attarde sur l’équilibre des lignes, sur la douceur du papier ancien et sur cette présence fragile qui anime la composition.
Le peintre utilise l’essentiel du langage pictural japonais : espace et respiration/pinceau libre et spontané/ équilibre entre vide et mouvement.
La branche trace une longue diagonale qui guide naturellement le regard vers l’oiseau, point vivant de la composition.
Période : Probablement fin XIXᵉ – début XXᵉ siècle (période Meiji / Taishō).
Le style du pinceau, la qualité du papier et la monture correspondent à cette époque.Monture en soie bleu pâle avec motifs discrets. La sobriété de la monture met parfaitement en valeur la peinture.
Une œuvre pleine de délicatesse qui capture un instant simple de la nature :
« un oiseau posé, un souffle de vent, un moment suspendu »
Ce type de peinture minimaliste est particulièrement apprécié pour son élégance et sa poésie.
Hauteur : 190 cm
Largeur : 52 cm
Prix : 190 euros







CASCADE D’ÉTÉ — 青楓瀑布図(Seifū bakufu-zu)
La chute d’eau s’efface dans une brume chaude, presque lumineuse, tandis qu’une branche d’érable vert s’avance avec légèreté. Les feuilles ne sont pas encore embrasées : elles restent fraîches, aériennes, typiques du début d’été japonais (ao-momiji). Quelques touches plus chaudes apportent du relief, mais ne suffisent pas à basculer la scène en automne.
La peinture respire. L’encre diluée, les lavis transparents et la verticalité donnent cette sensation d’humidité et de chaleur calme propre à l’été. Tout est suggestion : la cascade, le rocher, l’air lui-même.
Signé 桂峰(Keihō), avec double cachet, dans une veine décorative raffinée, pensée pour le tokonoma et l’évocation saisonnière immédiate.
Époque : Taishō – début Shōwa (vers 1910–1935)
Monture sobre et cohérente, renforçant la lecture estivale. Une pièce élégante, fraîche, parfaitement adaptée à une présentation de saison.
Hauteur : 190cm
Largeur : 48 cm
Prix : 250 euros








HIRONDELLE ET HERBES EN FLEURS
燕花草図 — Tsubame ni kasō-zu
燕花草図 — Shūhō
Période de l’œuvre : fin Edo – début Meiji (vers 1850–1890)
Ici, rien n’évoque la fin d’un cycle.
L’hirondelle est en plein mouvement, vive, tendue vers l’avant. Ce n’est pas une présence nostalgique, c’est une énergie. Elle traverse l’espace avec assurance, portée par un trait rapide, presque instinctif, qui capte l’instant sans le figer.
Les herbes ne sont pas fanées, ni alourdies. Elles montent, fines et souples, encore dans leur croissance. La fleur, légèrement ocrée, n’est pas celle d’un déclin mais d’un moment ouvert — celui où la nature est encore en expansion, sans être à son apogée.
On est dans ce moment très particulier de la saison japonaise : le début d’été (初夏). Un temps de transition, mais vers le haut — vers la lumière, vers le mouvement.
Le vide autour n’est pas une mélancolie, mais un espace de respiration. Il amplifie le vol de l’oiseau, lui donne de l’air, du rythme. C’est un vide actif, pas un vide de fin.
La signature, 秀峰 (Shūhō), s’inscrit dans cette logique : discrète, sans démonstration, au service du geste. L’ensemble évoque une peinture de tradition naturaliste, probablement fin Edo ou début Meiji, où l’on cherche la justesse plus que l’effet.
La monture, dans ses tons bleu-gris à motifs végétaux, prolonge cette douceur sans détourner l’attention. Le temps y est visible, mais il n’écrase rien — il accompagne.
Ce kakemono ne raconte pas une disparition. Il capte un instant vivant, simple, presque ordinaire — et c’est précisément ce qui le rend juste. Un passage d’air. Une saison qui commence.
Traduction boite : 花鳥図 (kachō-zu) → catégorie classique : oiseaux et fleurs (très standard, pas un titre poétique)
秀峰筆 (Shūhō hitsu) → “peint de la main de Shūhō
Hauteur : 185 cm
Largeur : 55 cm
Prix : 220 euros








BAMBOUS SOUS LA PLUIE — 竹図 (Take-zu)
Description
Des tiges de bambou s’élèvent en diagonale, leurs feuilles souples animées par un souffle invisible.
De fines touches ponctuent la surface, suggérant la pluie ou l’humidité posée sur le feuillage.
Esthétique
Travail à l’encre tout en nuances, avec un dégradé subtil dans le traitement des feuilles.
Le geste est fluide, vivant, dans une tradition lettrée maîtrisée.
Saison
Début d’été.
Pluie légère, atmosphère fraîche et végétation pleinement vivante.
Période
Probablement fin Edo – début Meiji.
Signature
Signature présente avec sceau rouge (lecture à affiner).
Style cohérent avec un peintre d’atelier ou lettré.
Monture
Monture à fond bleu décoré, plus présente visuellement, contrastant avec la sobriété de la peinture.
Ensemble ancien, avec traces d’usage.
Impression
Une œuvre de mouvement et de fraîcheur.
Le bambou ne se décrit pas — il respire
Hauteur : 185 cm
Largeur : 43 cm
Prix : 300 euros








IRIS DÉBUT ÉTÉ
Ce kakejiku représente deux iris japonais (花菖蒲 – hanashōbu), fleurs emblématiques du début de l’été au Japon. L’un est peint en blanc nacré, l’autre dans un violet profond aux lavis souples. Les longues feuilles verticales structurent la composition et donnent une sensation de fraîcheur et de mouvement.La scène est volontairement minimaliste : quelques touches précises suffisent à évoquer la nature. Cette sobriété est caractéristique de la peinture japonaise décorative de fleurs.
Lecture de la signature 土牛 Dogyū
Hayami Gyoshū (速水御舟)
dont le nom d’élève était Kobayashi Dogyū.
Caractéristiques visibles : pigments minéraux/contours très légers/ lavis violet très douxfeuilles stylisées
Ce style était très répandu entre : Meiji tardif et Taishō 1900 – 1930
Le montage présente : tissus décoratifs brun-vert/ encadrement harmonieux/embouts en os ancien/La composition repose sur un équilibre subtil /iris blanc lumineux iris violet profond
Cette dualité crée un dialogue visuel très raffiné. Les feuilles verticales évoquent la végétation humide des jardins japonais
Hauteur : 130 cm
Largeur : 60 cm
Prix : 250 euros






MAISON BAMBOUS
Peinture originale de Tosho Maeda de la période Showa, reputé pour ses peintures de paysages et surtout pour ses compositions calmes atmosphériques comme cette oeuvre voici la traduction du poeme :
« À Matsushima, Lorsque le vent souffle sur la pinède millénaire, Jusqu’à dix mille générations son ombre demeure »
Hauteur : 119 cm
Largeur : 61 cm
Prix : 700 euros






GINKO ET CIGALE
Genre : Peinture japonaise traditionnelle – Kachō ga (oiseaux, insectes et nature)
Sujet :Une branche feuillue occupe l’espace principal de la composition. Un insecte en vol est représenté avec précision, suspendu dans le vide, créant un point de tension visuelle délicat et vivant.
Symbolique : Les insectes évoquent la fragilité de la vie et le passage du temps. La branche suggère la stabilité, tandis que l’insecte introduit le mouvement et l’instant fugitif.
Saison : Fin de l’été à début de l’automne, période de transition propice à la contemplation.
Signature et sceau : Signature calligraphique accompagnée d’un sceau rouge ovale. Peintre formé à la tradition lettrée, actif à la fin de l’ère Meiji ou au début de l’ère Taishō.
Appréciation artistique : Œuvre sobre et équilibrée, jouant sur le rapport entre plein et vide. Le traitement de l’insecte est fin et naturaliste.
Dans le silence de la branche immobile, l’insecte suspend son vol, rappel discret de l’instant qui passe.
Hauteur : 115 cm
Largeur : 45 cm
Prix : 250 euros






IRIS ET LIBELLULE
高田美一 – Takada Biichi
Description
Kakejiku délicat représentant un groupe d’iris bleus (shōbu) s’élevant avec grâce depuis un feuillage élancé, accompagné d’une fine libellule posée en équilibre. La composition, volontairement basse, laisse respirer un vaste espace vide — un ma (間) parfaitement maîtrisé — qui suggère silence, humidité et profondeur.L’ensemble évoque un paysage suggéré plutôt que décrit.
Esthétique
L’œuvre se distingue par sa sobriété et son équilibre. Les iris sont traités avec une économie de moyens remarquable : quelques aplats de bleu profond, adoucis par des dégradés subtils, suffisent à faire naître la fleur. La libellule, discrète mais essentielle, introduit le mouvement et une tension poétique — symbole de légèreté et d’instant suspendu.
Artiste Takada Biichi (高田美一)
Artiste japonais du XXe siècle, inscrit dans une sensibilité proche du nihonga, mêlant tradition et simplification moderne.
Monture (表装 – Hyōsō)
Peinture sur soie , pigments minéraux légers. Travail subtil des dégradés, notamment dans les pétales d’iris.
Idéal avec : un suiseki évoquant l’eau ou une berge douce
• une composition légère, laissant de l’espace
Hauteur : 198 cm
Largeur : 56 cm
Prix : 250 euros






Erable et Martin pecheur
芳嶺 – Hōrei (Horei)
Description : Kakejiku raffiné représentant un martin-pêcheur en plein vol, glissant sous un feuillage d’érable délicatement stylisé.
La composition verticale est magistrale : le regard descend depuis la canopée légère vers l’oiseau isolé dans l’espace vide, créant une sensation de chute silencieuse et contrôlée.
L’œuvre joue sur le contraste entre :
la densité végétale en partie haute et l’immensité du vide dans la partie inférieure
Esthétique : Le feuillage d’érable est traité en aplats doux, presque décoratifs, tandis que le martin-pêcheur est d’une précision fine et vivante. Le bleu intense de l’oiseau capte immédiatement l’œil — véritable point focal dans une composition volontairement épurée. L’érable encore vert suggère une transition saisonnière, un moment entre chaleur estivale et fraîcheur à venir.
Artiste : Hōrei (芳嶺)
Artiste japonais probablement actif fin XIXe – début XXe siècle, dans une tradition décorative influencée par le nihonga.
Monture (表装 – Hyōsō) : Monture sobre dans des tons gris-beige avec motifs discrets.
Hauteur : 200 cm
Largeur : 40 cm
Prix : 220 euros






Coquelicots
よし久 – Yoshihisa (lecture probable)
Description : Kakejiku délicat représentant deux fleurs légères aux pétales rouges, portées par de fines tiges élancées, accompagnées d’un feuillage diffus traité en transparence. La composition verticale met en scène une croissance fragile : une fleur épanouie, une autre encore en devenir — évoquant le cycle naturel de la vie.
Esthétique : Le traitement est extrêmement léger, presque effacé.
Les pigments semblent se dissoudre dans le papier, créant une atmosphère douce et brumeuse. Les fleurs ne sont pas décrites avec précision botanique, mais suggérées dans leur présence fugace.
Les fleurs évoquent : la fragilité/la floraison brève/la beauté éphémère
Artiste Signature lisible : よし久 Yoshihisa
Artiste non identifié avec certitude, probablement actif fin XIXe – début XXe siècle dans une production décorative ou d’atelier.
Monture ancienne à décor moucheté, dans des tons beige et brun.
Technique : Peinture sur papier, pigments très dilués. Elle ne cherche pas à impressionner mais à évoquer une émotion fragile — celle d’une fleur qui ne dure qu’un instant.
Hauteur : 187 cm
Largeur : 34 cm
Prix : 130 euros






LES LOTUS
Description : Kakejiku associant un poème calligraphié à une scène picturale délicate représentant des fleurs aquatiques, probablement des lotus émergeant à la surface de l’eau. La composition horizontale du sujet, intégrée dans un format vertical, crée une respiration particulière
Une œuvre où texte et image dialoguent subtilement.
Esthétique : L’ensemble relève d’une tradition lettrée, où la peinture n’est pas autonome mais accompagne une pensée poétique.
Le traitement du paysage est léger, presque effacé : quelques touches suffisent à évoquer l’eau, la fleur, et leur reflet. L’émotion vient moins de l’image que de l’atmosphère globale.
Monture (表装 – Hyōsō)
Monture élégante dans des tons vert profond et beige. Très cohérente avec le sujet aquatique : elle renforce l’impression de fraîcheur et de calme.
Technique : Encre et pigments légers sur papier.Trait libre, lavis subtil, approche très lettrée. ce n’est pas une pièce immédiate, mais une pièce de lecture. Plus intellectuelle que décorative.
Traduction du WAKA :
« D’ici me reviennent Les souvenirs d’autrefois.
Dans la brise légère s’étouffe un souffle,
une douce mélancolie…
Dans les rêves, parmi les herbes flottantes,
Je me sens encore dériver doucement »
Hauteur : 114 cm
Largeur : 47 cm
Prix : 180 euros






Papillon et Fleurs
Composition délicate représentant une plante florale sauvage accompagnée d’un papillon en vol, dans un équilibre aérien et silencieux. Le trait est léger, presque suspendu, laissant respirer le papier ancien dont la patine apporte une profondeur mélancolique. Le papillon, esquissé avec sobriété, semble effleurer la scène — symbole fugace du temps qui passe et de la beauté éphémère. Peinture à l’encre et légères touches de couleur dans un style nihonga simplifié, proche des études naturalistes de l’époque Edo tardive / Meiji.
Une œuvre qui respire — élégante sans démonstration.
Signature visible : 有為 (Ui / Yūi) avec sceau rouge
Fin XIXe siècle (Meiji) (ou Edo tardif)
Un kakejiku silencieux, presque intime. Ici, rien ne cherche à impressionner — tout invite à contempler.
Le regard suit la tige, s’élève, puis s’échappe avec le papillon…
Comme une respiration suspendue entre deux saisons.
Hauteur : 112 cm
Largeur : 54 cm
Prix : 130 euros






Hydrangea
Superbe kakejiku représentant une hortensia (紫陽花 – ajisai) en pleine floraison, traité avec une grande délicatesse. Les pétales blancs légèrement rosés s’organisent autour d’un cœur bleu profond, créant une vibration subtile entre douceur et intensité. Les larges feuilles sombres, presque calligraphiques, ancrent la composition et apportent un contraste élégant. L’ensemble dégage une atmosphère humide, silencieuse — typique des paysages japonais en saison des pluies.
• Hortensia (ajisai) → symbole du Japon
Associé à : la pluie/la mélancolie douce/ la transformation émotionnelle
Signature : 草春 (Sōshun / Kusaharu) + sceau
Fin Meiji – Taishō (fin XIXe / début XXe)
Une œuvre élégante et sensible, qui capte parfaitement l’instant fragile où la nature bascule dans l’humidité estivale. Le regard est attiré par le cœur bleu… puis se perd dans les feuilles sombres, comme dans une pluie silencieuse.
Hauteur : 120 cm
Largeur : 50 cm
Prix : 180 euros







竹林山水図 – CHIKURIN SANSUI (PAYSAGE AUX BAMBOUS)
Description
Composition élégante représentant un paysage de bambous au bord de l’eau, enveloppé d’une brume légère. Les tiges élancées se dressent avec finesse, créant un rythme vertical apaisant, tandis que les montagnes en arrière-plan se fondent dans un lavis délicat.
Esthétique
Peinture à l’encre et légers rehauts dans un esprit lettré.
Trait souple, respiration de l’espace, subtilité des dégradés.
Une œuvre centrée sur la suggestion et le le calme intérieur
Artiste
Signature lue : 秀◯ (Shū…)
Artiste japonais, travail dans la tradition des peintres de paysage
Période
Époque Meiji – Taishō (fin XIXe – début XXe siècle)
Monture en soie traditionnelle, aux motifs discrets accompagnant harmonieusement la composition
Une œuvre raffinée et apaisante, idéale pour un tokonoma ou un intérieur recherchant une présence silencieuse et élégante.
Le regard se perd dans la brume et retrouve le rythme naturel du paysage.
Hauteur : 180 cm
Largeur : 53 cm
Prix : 200 euros








PAYSAGE INSULAIRE AU SOLEIL COUCHANT – 松雲筆
Description
Peinture à l’encre et légers rehauts sur papier représentant un îlot rocheux émergeant d’une mer calme. À l’arrière-plan, un soleil rouge bas sur l’horizon suggère un crépuscule silencieux. Quelques masses rocheuses ponctuent l’eau, traitées avec économie et maîtrise.
Esthétique
Composition minimaliste typiquement japonaise, jouant sur les vides et les masses. Le contraste entre l’encre diluée des montagnes lointaines et la densité du rocher principal crée une profondeur atmosphérique. Le disque solaire rouge apporte un point focal puissant et méditatif.
Période
Japon, fin époque Edo – début Meiji (XIXe siècle)
Signature
Signé 松雲 (Shōun / Shoun)
Monture
Kakemono monté en soie sobre à motifs discrets. Jikusaki en bois laqué.
Monture cohérente et élégante.
Usures visibles, patine marquée, taches d’âge sur le papier. Ensemble stable et lisible.
Impression
Une pièce très zen, presque méditative. Ce type de paysage épuré fonctionne parfaitement en tokonoma, surtout en association avec un suiseki de type île ou montagne. L’intérêt repose plus sur l’atmosphère que sur la signature — mais l’ensemble est harmonieux et décoratif.
Hauteur : 133 cm
Largeur : 66 cm
Prix : 250 euros








HERBES D’AUTOMNE ET VOL D’OISEAUX – 秋草図
Description
Peinture à l’encre et légers rehauts sur papier représentant des herbes ondoyantes balayées par le vent, accompagnées de quelques oiseaux en vol. Le traitement est fin et linéaire pour les végétaux, posé sur un fond légèrement teinté suggérant une atmosphère diffuse.
Esthétique
Composition épurée relevant de la tradition décorative japonaise. Le mouvement des herbes, rendu par un trait souple et rythmé, structure l’espace. L’ensemble privilégie la légèreté et la suggestion, avec un usage mesuré du vide.
Période
Japon, époque Meiji (fin XIXe siècle) – début XXe siècle
Signature
Signature calligraphiée présente en bas à gauche, accompagnée d’un sceau rouge.
Lecture partielle : présence du caractère 風 (vent) identifiable dans la signature.
Nom d’artiste non établi avec certitude.
Monture
Montage en kakemono avec soie à motifs.
Jikusaki en ivoire ou imitation ivoire.
Monture cohérente avec l’ensemble.
État
État correct. Rousseurs et taches visibles sur le papier. Usures d’usage sur la monture.
Impression
Œuvre décorative de tradition japonaise, centrée sur le thème saisonnier de l’automne. Une pièce élégante par la finesse de son trait et la sobriété de sa composition.
Hauteur : 202 cm
Largeur : 45 cm
Prix : 200 euros








PAYSAGE DE MONTAGNES ET PINS DANS LA BRUME – 静山筆
Description
Peinture à l’encre sur papier représentant un paysage de montagnes émergeant de brumes, animé par des pins aux silhouettes élancées. Les masses montagneuses sont traitées en lavis dégradé, créant une profondeur atmosphérique. La composition s’organise en plans successifs, entre reliefs soutenus au premier plan et formes adoucies à l’arrière-plan.
Esthétique
Travail dans la tradition du paysage lettré (sansui). Le contraste entre la structure nerveuse des pins et la douceur des lavis brumeux crée un équilibre maîtrisé. L’ensemble privilégie la suggestion et la respiration de l’espace.
Période
Japon, époque Meiji (fin XIXe siècle) – début XXe siècle
Signé 静山 (Seizan) en bas à gauche, accompagné d’un sceau rouge.
Nom d’artiste de type lettré (« montagne silencieuse »).
Monture
Montage en kakemono avec soie à motifs floraux. Jikusaki en imitation ivoire.
Présence de sa boîte de rangement en bois (kiribako).
État
Bon état général. Rousseurs légères et traces du temps sur le papier. Monture en bon état avec usures d’usage.
Impression
Paysage à l’encre de tradition japonaise, équilibré et lisible. Une œuvre décorative de qualité, représentative des productions lettrées de la fin du XIXe – début XXe siècle
Hauteur : 126 cm
Largeur : 54cm
Prix : 200 euros







LUNE DANS LES BRUMES – 月景扇面図
Description
Éventail peint à l’encre sur papier, présentant une lune pleine en réserve, entourée de lavis diffus formant un paysage suggéré. La composition, volontairement épurée, laisse les formes dans une indétermination maîtrisée, caractéristique d’un travail lettré.
Esthétique
Traitement sobre relevant de l’esthétique bunjin. L’usage du vide et du lavis structure l’image autour de la lune, sans recherche descriptive. L’ensemble privilégie l’atmosphère et la retenue.
Période
Japon, époque Meiji (fin XIXe siècle) – début XXe siècle
Signature
Inscription calligraphiée comprenant le terme 山人 (sanjin), pseudonyme de lettré (« homme retiré »).
Monture
Éventail monté en kakemono. Textile à motifs, jikusaki en bois laqué noir.
Présence de sa boîte de rangement en bois (kiribako).
Impression
Œuvre de tradition lettrée, fondée sur la suggestion et la simplicité. Une pièce cohérente, représentative de la sensibilité japonaise de la fin du XIXe – début XXe siècle.
La signature visible correspond à une lecture du 488e abbé du temple Daitoku-ji (Maruyama Deni)
avec cachet. Mention 於日本東京 (« à Tokyo, Japon »).
Idéal pour présentation en Tokonoma.
Hauteur : 124 cm
Largeur : 63 cm
Prix : 250 euros








紅葉小禽図 – OISEAU ET ÉRABLES D’AUTOMNE
Superbe kakémono japonais représentant un oiseau délicatement posé sur une branche d’érable aux feuilles rouges flamboyantes
Une scène d’automne d’une grande élégance, capturant un instant suspendu dans une atmosphère douce et poétique
Le contraste entre le plumage finement travaillé et la vivacité des momiji crée une composition harmonieuse, à la fois raffinée et immédiatement lisible
Signature 景文 (Keibun) avec cachet
Époque : fin Edo – début Meiji (vers 1850–1900)
Monture traditionnelle sobre et équilibrée, mettant parfaitement en valeur l’œuvre
Une pièce idéale pour un tokonoma, en association avec un bonsaï ou un suiseki, apportant chaleur, profondeur et saisonnalité
Un kakémono séduisant, intemporel, qui attire naturellement le regard et enrichit toute collection.
Hauteur : 137 cm
Largeur : 43 cm
Prix : 250 euros








ÉRABLES D’AUTOMNE DANS UNE GORGE LUMINEUSE
紅葉渓谷図 — 桂峰(Keihō)
Époque : Taishō – début Shōwa
Dans cette œuvre, tout est construit autour de la lumière. Une ouverture verticale, presque irréelle, traverse la composition comme une respiration, tandis que les érables d’automne viennent s’y suspendre en touches rouges vibrantes. Le regard est immédiatement capté, puis doucement entraîné vers le haut, dans un mouvement naturel et apaisant.
Les feuillages de momiji, finement posés, créent un contraste subtil entre intensité chromatique et légèreté du geste. Rien n’est figé : tout semble flotter, comme porté par une brume silencieuse. Cette manière de suggérer plutôt que de décrire donne à la scène une profondeur très japonaise, presque méditative.
La saison s’impose avec évidence : l’automne dans sa plénitude, moment de maturité et d’équilibre. Ici, le rouge n’est pas seulement décoratif, il devient émotion — une chaleur douce au cœur d’un paysage apaisé.
La signature 桂峰 (Keihō), accompagnée de son sceau, s’inscrit avec élégance dans la composition, sans jamais rompre son harmonie. L’ensemble témoigne d’une parfaite maîtrise des codes du paysage Nihonga, dans une expression fluide et équilibrée.
La monture, dans ses tonalités vert profond, prolonge naturellement la scène et renforce l’effet de profondeur. Elle encadre sans enfermer, mettant en valeur la verticalité et la respiration de l’œuvre.
Ce kakemono s’impose par son atmosphère.
Il ne cherche pas à démontrer — il installe une sensation. Une lumière qui traverse la pierre, des érables suspendus dans l’air,
et ce moment rare où le paysage devient silence.
Hauteur : 189 cm
Largeur : 43 cm
Prix : 300 euros








GRAMINÉES ET SAUTERELLE
田中日華 – Tanaka Nikka
Description : Kakejiku d’une grande sobriété représentant des graminées élancées, courbées sous l’effet du vent, accompagnées d’un insecte posé avec délicatesse. La composition s’organise autour d’un mouvement diagonal, presque invisible, qui traverse l’espace. Le sujet semble apparaître puis disparaître dans le vide, comme porté par une brise silencieuse.
Esthétique : L’exécution est libre, presque calligraphique. Le pinceau capte l’essence du végétal sans jamais s’attarder sur le détail. Les graminées vibrent, oscillent, respirent — tandis que l’insecte, discret, introduit une présence fragile et éphémère.
Artiste : Tanaka Nikka (田中日華) Artiste japonais actif probablement entre la fin de l’époque Meiji et le début du XXe siècle. Le contraste subtil entre fraîcheur et profondeur accompagne parfaitement l’œuvre, sans jamais la surcharger.
Le travail du pinceau est essentiel : variation de pression, vitesse, respiration — chaque ligne est vivante. Une œuvre silencieuse, presque méditative. Elle ne cherche pas à séduire immédiatement, mais à s’installer lentement dans le regard. Plus on l’observe, plus elle révèle sa richesse.
Idéal avec : un suiseki sobre, évoquant la terre sèche ou le vent/ une composition minimaliste laissant respirer l’espace
Hauteur : 125 cm
Largeur : cm
Prix : 250 euros






OISEAU ET ÉRABLE
Peinture japonaise montée en rouleau suspendu représentant une composition en forme d’éventail. Ce type de peinture est appelé :
扇面画 (Senmen-ga) Peinture d’éventail.
Dans ce cas, l’éventail peint est intégré dans un montage de kakejiku.
La composition montre : un oiseau posé sur une branche/ des feuilles rouges d’érable/une branche sombre diagonale
Le fond beige et la forme de l’éventail donnent à l’ensemble une atmosphère très élégante et décorative. Dans la culture japonaise, l’érable rouge est l’un des symboles majeurs de l’automne.
La signature semble lire : 春年 Shunen
Peinture japonaise traditionnelle : kachō-ga (花鳥画)
Caractéristiques : pinceau libre et vivant/lavis colorés/composition élégante
Montage et style indiquent probablement : fin Meiji – Taishō – début Shōwa 1890/930
Montage en soie sobre avec :
tissu à motif discret/jikusaki en ivoire ou imitation ivoire/ cordon ancien/Le montage semble cohérent avec la période.
Lecture poétique :
« Sur la branche rouge de l’érable un oiseau s’arrête un instant —Le vent d’automne passe »
Hauteur : 130 cm
Largeur : 64 cm
Prix : 250 euros









MOMIJI ROUGE
Signature : 楽斎 — Rakusaï
Feuilles d’érable rouges tombant devant une paroi rocheuse suggérée par un léger lavis d’encre.
Description poétique : Quelques feuilles rouges dérivent lentement dans l’air.
Le paysage est presque absent : deux ombres verticales évoquent des rochers humides, et devant elles les feuilles d’automne glissent silencieusement.Le vide domine la composition. C’est dans cet espace que l’on ressent le vent et la saison. La peinture est simple, légère, presque fragile — comme l’instant où l’automne bascule vers l’hiver.
Symbolique : Les momiji (érables rouges) évoquent : l’automne/la beauté éphémère/le passage du temps
Motif classique dans les tokonoma pour la saison d’automne.
Époque probable : Fin Edo – début Meiji XIXᵉ siècle
Montage : soie brun rosé à motifs/ jikusaki en bois laqué rouge/ boîte en kiri (paulownia)
Impression : Quelques feuilles tombent/Le vent les emporte doucement Et avec elles disparaît l’automne.
Hauteur : 198 cm
Largeur : 33 cm
Prix : 270 euros









CHRYSANTHÈMES
Le chrysanthème est la fleur la plus classique de au Japon. On le voit par : les pétales courts rayonnants/les centres ronds jaunes/les feuilles dentées/ la tige ramifiée typique
Le chrysanthème évoque : l’automne/ la longévité/ la noblesse/la pureté, C’est aussi l’emblème impérial japonais.
La peinture est construite de façon très typique : branche diagonale/asymétrie/grand espace vide/fleurs regroupées, Le fond est couvert de poudre d’or dispersée (sunago 金砂子). La fleur sort d’une réserve arrondie en forme de nuage.
Cette réserve est appelée : mokko-gata (木瓜形)
forme utilisée dans les arts décoratifs japonais.
Le style Rinpa utilise très souvent : feuille d’or/poudre d’or/fonds décoratifs.
Caractéristique majeure de Rinpa :
• grand vide/motif concentré/équilibre graphique.
Datation : brocart de style XIXe. fin Edo – début Meiji 1850 – 1900
Points forts : composition élégante/belle atmosphère/poudre d’or agréable/motif classique
Il accompagne très bien : suiseki montagne
/ bonsai érable/herbe d’automne/ pierre paysage.
Style : inspiration Rinpa décorative
Période : fin Edo / début Meiji 1850 – 1900
Technique : encre, pigments et poudre d’or
Hauteur : 124 cm
Largeur : 50 cm
Prix : 250 euros









LUNE D’AUTOMNE / SAULE
Ce kakejiku présente une scène nocturne d’une grande sobriété : une pleine lune d’automne apparaît dans un ciel légèrement brumeux tandis qu’une branche de saule souple se déploie dans l’espace. Un chauve-souris traverse silencieusement la lumière de la lune, apportant un mouvement subtil à la composition.
La peinture est réalisée à l’encre légère avec des lavis très doux. L’artiste utilise de grands espaces vides, laissant respirer la composition. Cette esthétique du vide est caractéristique de la peinture japonaise influencée par la tradition Nanga / Nihonga et par l’esprit du Maruyama-Shijō.
Lecture probable : Akiyama Gyokujō
• 秋山 : Akiyama (nom de famille)
• 玉城 : Gyokujō (nom d’artiste)
Plusieurs symboles se combinent dans l’image :
La lune : symbole de pureté, contemplation et éternité. Le Saule : symbole de droiture, souplesse et noblesse morale. La chauve-souris : dans la culture chinoise et japonaise elle évoque la chance et la prospérité.
Datation probable : fin de l’époque Meiji – début Taishō vers 1890 – 1920
Hauteur : 188 cm
Largeur : 48 cm
Prix : 350 euros






OISEAUX ET BRANCHES DE PIN
Genre :Peinture japonaise traditionnelle – Kacho ga (oiseaux et nature)
Sujet : Deux oiseaux poses sur une branche de pin. La composition évoque l’harmonie, l’équilibre et un dialogue silencieux.
Symbolique :Le pin symbolise la longevite, la constance et la resistance au temps. Associe a un couple d oiseaux, il exprime la stabilité, la fidélité et la serenite.
Saison : Fin de l’automne à l hiver. L absence de fleurs et la présence du pin indiquent une atmosphère hivernale.
Signature et sceau : Signature lue comme Hakuo ou Hako, signifiant Mouette blanche. Il s agit d un nom d artiste.
Datation probable : Environ 1900 a 1935, fin de l ere Meiji, Taisho et début Showa.
Appreciation artistique : Oeuvre raffinée et non décorative. Le dessin des oiseaux est precis, le plumage délicat, et la structure du pin bien maitrisée.
Dans la permanence du pin, deux présences discretes se répondent, image d une fidélité silencieuse a travers les saisons
Hauteur : 130 cm
Largeur : 57 cm
Prix : 220 euros






LUNE ET OISEAU
桃嶺 ‒ Tōrei
Peintre lettré (bunjinga / nanga), actif probablement à la fin de l’époque Meiji ou au début de l’ère Taishō. Style caractérisé par une encre douce, atmosphérique et une grande maîtrise du vide.
Sujet : Oiseau solitaire en vol sous une lune partiellement voilée, émergeant d’un paysage de nuées et de brumes.
Saison :Automne : La lune est un kigo majeur de l’automne dans la peinture et la poésie japonaise. L’oiseau migrateur et l’atmosphère brumeuse renforcent le sentiment de transition et de contemplation.
Signification poétique :Dans un ciel de brume, l’oiseau traverse la lune voilée.Ni départ, ni retour ̶ seulement l’instant suspendu où le silence devient paysage.
Lecture symbolique : L’oiseau évoque la liberté et le détachement, la lune l’impermanence et la vérité voilée. Le vaste espace laissé vide agit comme un lieu de respiration spirituelle propre à l’esthétique japonaise.
Hauteur : 202 cm
Largeur : 64 cm
Prix : 300 euros






MOINEAUX ET HAGI
Genre : Peinture japonaise traditionnelle – Kachō ga, associée à la calligraphie poétique
Sujet : des moineaux sont représentés parmi des herbes d’automne, probablement du hagi (lespédèze), plante emblématique de la saison. La composition verticale associe image et poésie dans un équilibre délicat entre peinture et écriture.
Symbolique : Le hagi évoque l’automne, la fragilité et la mélancolie douce.
Saison : Automne affirmé. Le hagi est l’une des sept plantes de l’automne dans la poésie classique japonaise.
Waka (poème classique) :
Traduction poétique du waka
“Dans les herbes d’automne,
la voix discrète de l’oiseau se pose — au fil du vent,
le cœur s’attarde encore
dans la lumière déclinante”
Signature et sceau : Signature lisible comme Nichiho ou Nisshō, accompagnée de deux sceaux rouges. L’ensemble indique un peintre-calligraphe formé à la tradition lettrée.
Datation probable : Fin de l’ère Meiji à début de l’ère Taishō, environ 1890–1920.
Appréciation artistique : Œuvre raffinée, alliant peinture et poésie. La sobriété du dessin et la fluidité de la calligraphie invitent à une lecture silencieuse et méditative. La peinture et le poème se répondent ici comme deux souffles d’automne, unis dans une même sensibilité.
Hauteur : 200 cm
Largeur : 43 cm
Prix : 250 euros






MOINEAU PARMI LES GRAMINÉES D’AUTOMNE
雀秋草図 (Suzume Akikusa-zu)
Description : Cette élégante peinture japonaise représente un moineau en plein vol évoluant au-dessus de hautes graminées courbées par la saison. Exécutée avec une remarquable légèreté de touche, l’œuvre capture un instant suspendu où l’oiseau semble flotter dans l’espace, animé par un souffle invisible. Les longues feuilles arquées s’élancent depuis la base de la composition dans un mouvement calligraphique d’une grande fluidité. Les épis chargés de graines dessinent un contrepoint délicat au vol du moineau, créant un équilibre subtil entre terre et ciel, immobilité et mouvement.
Esthétique : Les graminées d’automne occupent une place privilégiée dans l’iconographie japonaise. Elles incarnent la beauté discrète de la saison, lorsque la nature atteint sa maturité avant de s’effacer progressivement vers l’hiver. Leur silhouette souple et ondoyante évoque le vent, le passage du temps et l’éphémère, thèmes fondamentaux de la sensibilité japonaise. Le moineau (suzume), familier des campagnes et des jardins, apporte à la scène une présence vivante et spontanée. Son apparition fugace anime la composition tout en renforçant l’impression de calme contemplatif qui se dégage de l’ensemble. La grande réserve laissée par l’artiste autour des sujets participe pleinement à cette atmosphère. Le vide n’est pas absence mais respiration ; il permet au regard de circuler librement et d’entrer dans le silence du paysage.
Monture : Le kakemono est présenté dans une sobre monture de soie aux motifs géométriques discrets dans des tonalités vert d’eau et argentées. Cette palette douce accompagne harmonieusement le sujet automnal et souligne le raffinement de l’ensemble. Les embouts anciens complètent avec élégance cette présentation traditionnelle.
Impression : Plus qu’une représentation ornithologique ou botanique, cette œuvre est une évocation de l’automne japonais. Le bruissement des herbes, le passage furtif du moineau et l’espace silencieux qui les entoure composent une scène empreinte de poésie et de sérénité.
Hauteur : 197 cm
Largeur : 42 cm
Prix : 220 euros






LIBELLULE PARMI LES HERBES D’AUTOMNE
秋草蜻蛉図
Akikusa Tonbo-zu
Artiste : 雲峰 (Unpō)
Description : Équilibre, silence et légèreté caractérisent ce délicat kakemono représentant une libellule rouge posée sur une herbe d’automne balayée par le vent. Quelques traits d’encre suffisent à suggérer le mouvement des graminées tandis qu’une touche de vermillon anime la composition d’une présence lumineuse et fugace. Au-dessus de l’insecte, un poème calligraphié accompagne la scène. L’écriture, libre et élégante, se déploie dans l’espace laissé volontairement vide par l’artiste, créant un dialogue harmonieux entre peinture et poésie selon la plus pure tradition japonaise.
Le poème : Le texte célèbre la légèreté de la libellule évoluant au-dessus des herbes couvertes de rosée dans les couleurs naissantes de l’automne :
Au-dessus des herbes perlées de rosée,
elle contemple les couleurs de l’automne ;
plus légère encore qu’une luciole,
la libellule se laisse porter par le vent.
Esthétique : La libellule rouge (akatonbo) est l’un des symboles les plus emblématiques de l’automne japonais. Sa silhouette délicate évoque les champs paisibles de la campagne, la lumière dorée des fins de journée et la beauté éphémère du changement de saison. Les herbes représentées ici rappellent le susuki (Miscanthus), l’une des sept herbes traditionnelles de l’automne célébrées dans la poésie classique japonaise. Leur souplesse contraste avec la précision du dessin de l’insecte et confère à l’ensemble une remarquable sensation de mouvement.
Monture : Le kakemono est présenté dans une élégante monture de soie aux tonalités vert mousse, ivoire et beige clair. Cette palette sobre renforce l’atmosphère sereine de l’œuvre et met particulièrement en valeur la finesse du dessin ainsi que l’éclat vermillon de la libellule.
Impression : Cette peinture ne cherche pas à décrire un paysage précis mais à saisir un instant de saison. La libellule semble n’être présente qu’un bref moment avant de reprendre son vol dans la lumière automnale. Le regard suit la courbe des herbes, s’arrête sur l’insecte puis se perd dans le vide du papier où résonnent encore les mots du poème.
Hauteur : 125 cm
Largeur : 60 cm
Prix : 220 euros






松村景文 — DEUX OIES SAUVAGES EN VOL
Ganzu (雁図)
Description : Dans l’immensité silencieuse du ciel, deux oies sauvages traversent l’espace d’un vol puissant et parfaitement coordonné. Aucun paysage n’est représenté, aucune montagne, aucun rivage ne vient interrompre la blancheur du papier. Seuls demeurent le mouvement, l’air et la présence majestueuse des oiseaux.
Par quelques nuances d’encre subtilement modulées, Matsumura Keibun (1779–1843) restitue avec une remarquable économie de moyens le battement des ailes, la tension des corps et l’élan de la migration. Les plumes sont décrites avec précision sans jamais perdre la spontanéité du pinceau, tandis que les têtes légèrement relevées suggèrent la poursuite d’un voyage lointain.
L’artiste : Matsumura Keibun (松村景文) est l’une des grandes figures de l’école Shijō de Kyōto. Frère cadet du célèbre Matsumura Goshun (松村呉春), fondateur de l’école, il développa un style personnel caractérisé par une extrême élégance du trait, une observation attentive de la nature et une sensibilité poétique profondément ancrée dans la culture raffinée de Kyōto. Ses représentations d’oiseaux, de fleurs et de paysages sont aujourd’hui considérées comme parmi les plus accomplies de la tradition naturaliste japonaise de la fin de l’époque Edo.
Esthétique : L’oie sauvage (kari ou gan) occupe une place privilégiée dans la peinture et la poésie japonaises. Venue des contrées septentrionales à l’automne puis repartant au printemps, elle symbolise le voyage, la fidélité au cycle des saisons et la nostalgie des horizons lointains. Dans la littérature classique, le cri des oies traversant le ciel du soir est l’une des images les plus évocatrices de l’automne. Leur apparition marque le changement de saison et inspire depuis des siècles poètes, peintres et calligraphes.
Keibun choisit ici une composition d’une remarquable sobriété. Le vide devient ciel. Les oiseaux semblent émerger d’un espace sans limites, accentuant l’impression de liberté et de mouvement continu. Cette maîtrise du ma — l’espace vivant entre les formes — constitue l’une des signatures les plus raffinées de la peinture de Kyōto.
Monture : Le kakemono est présenté dans une élégante monture ancienne aux tons brun doré et ivoire. La sobriété de cette présentation met parfaitement en valeur la légèreté de la composition et renforce l’impression d’espace infini qui caractérise l’œuvre.
Période : Époque Edo tardive (fin XVIIIᵉ – première moitié du XIXᵉ siècle)
L’œuvre s’inscrit pleinement dans l’esthétique raffinée de l’école Shijō, dont Matsumura Keibun fut l’un des principaux représentants après la disparition de son frère Goshun.
Impression : Cette peinture ne représente pas seulement deux oiseaux en migration. Elle évoque le voyage, le temps qui passe et la succession immuable des saisons. Dans le silence du papier, les deux oies poursuivent leur route vers un horizon invisible, emportant avec elles toute la poésie de l’automne japonais
Hauteur : 117 cm
Largeur : cm
Prix : 320 euros






Cailles et herbes de la Pampa
川端玉章 — Deux Cailles parmi les Herbes d’Automne
Uzura ni Akikusa-zu (鶉秋草図)
Artiste : 川端玉章 (Kawabata Gyokushō, 1842–1913)
Nom d’artiste populaire : Shibun (子文)
Description : Dans une mer de graminées ondulantes, deux cailles avancent discrètement à travers les herbes de la fin de saison. L’une baisse la tête à la recherche de nourriture tandis que l’autre relève légèrement le cou, attentive au moindre mouvement. Quelques traits d’encre suffisent à faire naître le souffle du vent, la densité des herbes et la présence silencieuse des oiseaux. Gyokushō démontre ici toute la maîtrise qui fit sa réputation. Le pinceau demeure libre et spontané, mais chaque détail est observé avec une extrême justesse. Les plumages sont rendus par de légères touches d’encre nuancée tandis que les longues feuilles de graminées décrivent de vastes mouvements courbes qui traversent toute la composition. L’espace vide occupe une place essentielle. Il devient air, lumière et silence, enveloppant les oiseaux dans une atmosphère de calme profondément japonaise.
Présentation de galerie : Peu d’artistes ont su représenter la nature avec autant de sensibilité que Kawabata Gyokushō. Figure majeure de la peinture japonaise de l’ère Meiji, professeur à l’École des Beaux-Arts de Tokyo (Tōkyō Bijutsu Gakkō), il forma une génération entière de peintres qui marqueront l’art japonais moderne. Dans cette œuvre, le maître abandonne toute recherche spectaculaire pour célébrer une scène humble de la campagne japonaise. Les cailles, cachées dans les herbes d’automne, incarnent une beauté discrète et silencieuse. Depuis des siècles, elles occupent une place privilégiée dans la poésie et la peinture japonaises où elles symbolisent l’automne, la sérénité rurale et l’intimité avec la nature. Les herbes balayées par le vent évoquent le susuki (miscanthus), l’une des plantes emblématiques de la saison automnale. Leur mouvement souple répond à la rondeur des oiseaux et crée un équilibre d’une grande élégance. Le regard suit les courbes des feuillages avant de découvrir les deux petites silhouettes nichées au cœur du paysage, comme un secret offert au spectateur attentif. L’œuvre illustre parfaitement l’esthétique de Gyokushō : observation attentive du vivant, économie de moyens et poésie silencieuse.
Monture : Le kakemono est présenté dans une élégante monture de soie aux tons ivoire et beige doré, parfaitement accordée à la douceur de la composition. Les embouts laqués rouge profond apportent une note raffinée qui rappelle les montures de qualité de la fin de l’époque Meiji.
Période : Ère Meiji (1868–1912)
L’œuvre s’inscrit pleinement dans le style mature de Gyokushō, caractérisé par un naturalisme délicat hérité de l’école Maruyama-Shijō et enrichi d’une sensibilité propre à la modernité artistique de l’ère Meiji.
Impression : À première vue, la peinture semble presque vide. Puis les herbes apparaissent, le vent devient perceptible et les deux cailles émergent doucement du paysage. Toute la scène respire le calme des campagnes japonaises à l’automne. Cette simplicité apparente cache une remarquable maîtrise technique et une profonde compréhension de la nature, faisant de cette œuvre un exemple raffiné de la peinture japonaise de la fin du XIXᵉ siècle
Peinture très réaliste.
Hauteur : 210 cm
Largeur : 50 cm
Prix : 400 euros






LUNE ET HERBES DE LA PAMPA
月に薄図 — Tsuki ni Susuki-zu
Lune d’automne derrière les herbes de susuki
Signé : 後素 (Gosen)
Quelques tiges de susuki s’élèvent avec souplesse depuis le bas de la composition, leurs longues feuilles arquées se croisant en un réseau de lignes d’une remarquable élégance calligraphique. Derrière elles apparaît un disque lunaire à peine suggéré par un léger lavis, présence discrète plus ressentie que véritablement représentée. Rien n’est affirmé, tout est évoqué.
Cette œuvre illustre l’un des thèmes les plus raffinés de l’esthétique japonaise : la contemplation de la lune d’automne (tsukimi). Depuis plus d’un millénaire, poètes, peintres et maîtres de thé célèbrent l’union de la pleine lune et du susuki, les graminées argentées qui ondulent dans les champs lorsque les nuits deviennent plus fraîches. Ensemble, ils incarnent la quintessence de l’automne japonais.
Gosen ne cherche pas à décrire un paysage réel. Son pinceau saisit plutôt une sensation : celle d’une soirée silencieuse où la lumière lunaire se diffuse à travers les herbes mouvantes. Les plumeaux délicats semblent vibrer sous une brise invisible tandis que le disque pâle apparaît puis disparaît derrière leur entrelacement. Le regard erre naturellement entre les lignes souples du feuillage et la forme ronde de la lune, comme porté par le rythme lent de la nature.
La composition repose sur une remarquable maîtrise du vide. Les larges réserves de papier deviennent ciel, lumière et distance. Cette simplicité apparente est le fruit d’une grande sophistication artistique : quelques traits parfaitement placés suffisent à créer profondeur, mouvement et atmosphère. L’œuvre appartient pleinement à cette tradition japonaise où la suggestion est plus éloquente que la description et où l’émotion naît de ce qui demeure volontairement inexprimé.
Dans la culture japonaise, le susuki figure parmi les célèbres Sept Herbes de l’Automne (Aki no Nanakusa). Associé à la lune, il évoque la beauté fragile des choses, la maturité de la saison et cette douce mélancolie que les Japonais nomment parfois mono no aware, la conscience sensible de l’impermanence.
Face à ce kakemono, le temps semble ralentir. Les herbes frémissent encore, la lune éclaire doucement la scène et le silence devient presque palpable. Plus qu’une peinture de plantes ou de paysage, cette œuvre est une invitation à la contemplation, à l’écoute du vent et à la beauté paisible d’une nuit d’automne japonaise.
Monture : soie gris perle à motifs géométriques discrets, embouts ivoire
Période : Japon, fin XIXᵉ – début XXᵉ siècle
Peinture sur soie réalisé par Gosen, typique des scenes d’automne, belle qualité.
Hauteur : 205 cm
Largeur : 60 cm
Prix : 300 euros






Lune d’Automne
木村観龍 — Kimura Kanryū
Lune voilée au-dessus des herbes d’automne
Dans le silence d’une nuit d’automne, une lune partiellement dissimulée par les nuages apparaît au-dessus d’un champ de graminées balayées par le vent. Quelques traits d’encre d’une extrême économie suffisent à faire naître tout un paysage. Les herbes se penchent sous la brise nocturne tandis que les nuées glissent lentement devant l’astre, créant cette atmosphère suspendue propre aux meilleures peintures de tradition japonaise. Kimura Kanryū ne cherche pas à représenter un lieu précis. Son pinceau suggère plutôt une sensation : celle d’un instant fugace observé dans la pénombre, lorsque le vent anime les herbes et que la lumière lunaire apparaît puis disparaît derrière les nuages. La composition repose entièrement sur la suggestion. Les vastes réserves du papier deviennent ciel, distance et silence. Le regard est invité à compléter lui-même le paysage.
Le thème appartient aux grands sujets classiques de l’automne japonais. La lune d’automne (aki no tsuki) constitue depuis l’époque de Heian l’un des motifs les plus célébrés de la poésie et de la peinture. Associée aux herbes sauvages et aux champs de susuki, elle évoque la contemplation, la solitude paisible et la beauté éphémère du monde naturel. Ici, l’astre n’est pas représenté dans toute sa splendeur ; il est voilé, fugitif, presque insaisissable. Cette retenue renforce l’émotion de l’œuvre et lui confère une profondeur méditative particulière. L’ensemble révèle une remarquable maîtrise du vide. Les nuages sont réduits à quelques lavis délicats, les herbes à quelques lignes souples, pourtant l’espace semble immense. Cette capacité à suggérer davantage qu’à décrire constitue l’une des qualités essentielles de la peinture japonaise classique et témoigne de la sensibilité artistique de Kanryū.
Face à cette œuvre, le spectateur n’observe pas seulement un paysage ; il ressent le souffle du vent dans les graminées, la fraîcheur de la nuit et la présence silencieuse de la lune derrière les nuages. Toute la poésie de l’automne japonais est contenue dans cette scène discrète où le temps paraît suspendu.
Monture : soie gris perle et brun profond, d’une élégante sobriété mettant en valeur la douceur des lavis
Période : Japon, fin de l’époque Edo ou début de l’ère Meiji (à confirmer par examen direct)
Présentation : thème particulièrement apprécié dans le tokonoma automnal, associant la contemplation de la lune (tsukimi) à l’évocation poétique des herbes balayées par le vent
Hauteur : 120 cm
Largeur : 44 cm
Prix : 250 euros






Feuilles d’Erables
吉野の紅葉
Ōtani Kubutsu (大谷句佛)
Quelques feuilles d’érable rouge flottent librement dans l’espace du papier. Aucune branche n’est visible, aucun paysage n’est décrit. Suspendues dans le vide, elles semblent dériver au gré d’un souffle invisible, comme emportées par les brumes légères des montagnes de Yoshino. Cette extrême simplicité constitue toute la force de l’œuvre.
La calligraphie accompagne cette vision d’un vers classique :
み吉野や 雲の中なる 紅葉かな
« Ah, Yoshino ! Au cœur des nuages, les érables d’automne… »
En quelques mots, le poème transporte le spectateur vers les montagnes sacrées de Yoshino, lieu mythique de la littérature japonaise. Célèbre pour ses paysages enveloppés de brume et ses couleurs saisonnières, Yoshino incarne depuis plus de mille ans la beauté idéale de la nature. Les érables apparaissant parmi les nuages ne décrivent pas seulement un paysage réel ; ils deviennent une vision poétique où le monde visible se mêle à l’émotion et à la mémoire. Moine bouddhiste, calligraphe et poète, Ōtani Kubutsu excellait dans cet art subtil qui unit écriture et image. Son pinceau possède ici une remarquable spontanéité. Les caractères semblent naître naturellement du mouvement de la main tandis que les feuilles d’érable apparaissent comme autant de notes colorées dans une vaste partition silencieuse.
L’espace vide joue un rôle essentiel. Il devient ciel, brume et distance. Les feuilles flottent dans une atmosphère presque immatérielle où le temps paraît suspendu. Cette retenue, cette capacité à suggérer davantage qu’à montrer, appartient à la tradition esthétique japonaise la plus raffinée. Face à cette œuvre, le spectateur ne contemple pas simplement quelques feuilles d’automne. Il assiste à l’apparition fugitive des 紅葉 (momiji) dans les nuages de 吉野 (Yoshino), cette vision célébrée depuis des siècles par les poètes comme l’une des images les plus emblématiques de l’automne japonais.
Période : début du XXᵉ siècle
Monture : soie vert sauge à arabesques discrètes, embouts laqués noirs
embouts noir doré
Hauteur : 180 cm
Largeur : 40 cm
Prix : 230 euros






Oiseau et Arbuste
小禽秋枝図
Oiseau sur une branche d’automne
Un petit oiseau s’est posé sur une branche fine dont les dernières feuilles demeurent suspendues avant l’arrivée de l’hiver. Quelques touches d’encre et de couleur suffisent à suggérer l’ensemble de la scène : la légèreté du plumage, la souplesse des rameaux et le frémissement discret des feuilles brunies par la saison. Rien n’est superflu. L’artiste laisse au papier une large place, transformant le vide en lumière, en air et en silence.
Cette économie de moyens appartient aux qualités les plus raffinées de la peinture japonaise. Le sujet n’est pas l’oiseau lui-même mais l’instant fugitif qu’il habite. Immobile un bref moment sur sa branche, il semble écouter le vent qui traverse les feuillages clairsemés. Le regard suit les lignes délicates des rameaux avant de se poser sur cette petite présence vivante qui anime la composition avec une infinie douceur.
La scène évoque les derniers jours de l’automne, lorsque les jardins se dépouillent lentement et que la nature entre dans une période de calme et de recueillement. Les feuilles restantes deviennent le symbole du temps qui s’écoule tandis que l’oiseau rappelle la permanence discrète de la vie au cœur du changement des saisons. Cette association entre le végétal et l’animal est un thème cher aux peintres japonais, sensibles aux correspondances silencieuses qui unissent tous les êtres du monde naturel.
L’atmosphère qui se dégage de l’œuvre est empreinte de sérénité. Rien ne trouble l’équilibre de la composition. Les branches semblent flotter dans un espace sans limite et l’oiseau apparaît comme suspendu entre ciel et terre. Cette simplicité apparente révèle une grande maîtrise du pinceau, capable d’évoquer tout un paysage intérieur par quelques traits seulement.
Plus qu’une représentation naturaliste, cette peinture est une invitation à la contemplation. Elle capture ce moment particulier où l’automne s’efface lentement, laissant derrière lui le silence, la lumière douce et la beauté fragile des choses ordinaires.
Monture : soie vert céladon à motifs karakusa discrets, encadrements crème à arabesques dorées, embouts en bois laqué sombre
Hauteur : 192 cm
Largeur : 42 cm
Prix : 150 euros







LONGÉVITÉ ET BONHEUR
Texte a modifier et mettre l’ensemble dans la section Hiver
壽福長久
Jufuku Chōkyū
Kyōdō Uesaka (上坂杏堂)
Description : Au centre de la composition se déploie avec force la calligraphie 壽福長久, tracée d’un pinceau ample et assuré. Les caractères occupent l’espace avec une présence monumentale tout en conservant l’élégance fluide propre à la tradition japonaise du shodō. Sous cette invocation de bonheur et de longévité apparaît une composition picturale d’une grande délicatesse : une fleur de camélia rouge émerge devant un sac porte-bonheur traditionnel. L’association de la calligraphie et de la peinture forme un véritable message de bon augure. La vigueur de l’encre noire répond à l’éclat vermillon de la fleur tandis que les larges réserves de papier préservent une sensation de calme et de pureté.
Présentation de galerie : Dans la culture japonaise, certaines œuvres ne sont pas seulement destinées à être contemplées ; elles portent également un souhait. Ici, Kyōdō Uesaka unit la puissance symbolique de la calligraphie à la poésie discrète de la peinture. Le camélia rouge, fleur d’hiver particulièrement appréciée dans l’esthétique japonaise, annonce le renouveau et la vitalité. Le sac représenté derrière lui évoque les trésors et les bénédictions accordées par les divinités du bonheur. Dominant l’ensemble, la formule 壽福長久 proclame un vœu intemporel : que la prospérité, la joie et la longévité demeurent présentes année après année. L’œuvre possède ainsi la double qualité d’une peinture raffinée et d’un talisman de bon augure, caractéristique des kakemono présentés lors des fêtes saisonnières ou dans les tokonoma destinés à accueillir les invités.
Signature
L’œuvre est signée : 上坂杏堂 Uesaka Kyōdō
Kyōdō Uesaka est connu pour ses œuvres mêlant calligraphie et peinture traditionnelle, dans lesquelles les thèmes auspiciaux occupent une place importante. Son pinceau conjugue spontanéité, équilibre et lisibilité, qualités essentielles de la grande calligraphie japonaise.
Monture : Le kakemono est présenté dans une élégante monture de soie à motifs floraux dorés sur fond brun clair. Cette monture chaleureuse accompagne parfaitement le rouge profond du camélia et renforce le caractère festif de l’ensemble. Les embouts en laque sombre apportent une finition particulièrement soignée.
Impression : Cette œuvre diffuse immédiatement une atmosphère de sérénité et de bienveillance. La force tranquille de la calligraphie, associée à la douceur du camélia en fleur, exprime l’un des idéaux les plus chers à la culture japonaise : une existence longue, heureuse et harmonieuse. Plus qu’un simple kakemono décoratif, il s’agit d’un véritable souhait de prospérité transmis par le pinceau de l’artiste
Peinture ancienne sur papier réalisé par Kyodo Uesaka avec la mention » Longevité et Bonheur », la fleur de camelia amène de la fraicheur , avec boite et embouts en bois.
Hauteur : 178 cm
Largeur : 36 cm
Prix : 320 euros






OISEAU ET NANDINA SOUS LA NEIGE – 南天小禽図
Description
Peinture à l’encre et couleurs sur soie représentant un petit oiseau en vol parmi des branches de nandina chargées de baies rouges. Une projection de blanc anime la surface et évoque une chute de neige. La composition verticale oppose un large espace vide à une zone végétale dense et rythmée.
Esthétique
Travail raffiné dans la tradition kachō-ga. Le contraste entre les baies rouges et le feuillage sombre structure l’image, tandis que la neige projetée apporte vibration et profondeur. Le traitement de l’oiseau, précis et dynamique, renforce la tension visuelle de l’ensemble.
Période
Japon, époque Meiji (fin XIXe siècle) – début XXe siècle
Signé 翠峰 (Suihō) en bas à gauche, accompagné d’un sceau rouge.
Montage en kakemono avec soie à motifs géométriques.
Jikusaki en ivoire ou imitation ivoire.
Monture élégante et cohérente avec le sujet.
Bon état général. Rousseurs et taches liées à l’âge visibles sur la soie. Usures légères de la monture.
Impression
Œuvre décorative de belle qualité, lisible et équilibrée. Le thème du nandina sous la neige, symbole de bon augure dans la culture japonaise, en fait une pièce particulièrement attractive
Hauteur : 179 cm
Largeur : 44 cm
Prix : 250 euros








旭日海浪図 – SOLEIL LEVANT ET VAGUES
Kakémono japonais représentant un soleil levant émergeant au-dessus de la mer, accompagné d’un mouvement de vagues délicatement tracé à l’encre
Une composition épurée et puissante où la lumière du soleil se diffuse dans une atmosphère douce, contrastant avec le rythme fluide et vivant des vagues
Le travail subtil de l’encre, associé à de légères projections évoquant l’écume, donne à l’ensemble une vibration naturelle et élégante
Saison : Nouvel An / début d’année
Signature 竹外 (Chikugai) avec cachets
Époque fin Edo – début Meiji (XIXe siècle)
Monture sobre et raffinée, parfaitement adaptée à l’œuvre
Une pièce idéale pour un tokonoma, symbole de renouveau, d’énergie et de bon augure, particulièrement recherchée pour les présentations de début d’année
Un kakémono élégant et intemporel, alliant force visuelle et poésie Une œuvre de collection à forte présence, parfaite pour une présentation haut de gamme
Hauteur : 110 cm
Largeur : 47cm
Prix : 250 euros







遠峰雨意図 – PAYSAGE DE MONTAGNES SOUS LA PLUIE
Traduction du poème :
“Au loin, les sommets se perdent dans la pluie,
leurs formes s’effacent dans la brume.”
Kakémono japonais représentant un paysage de montagnes lointaines baigné dans une atmosphère de pluie et de brume
Une composition d’une grande subtilité où les reliefs émergent doucement des nuées, créant profondeur et mystère
Le travail à l’encre, rehaussé de légères touches dorées, capte la lumière et donne à l’ensemble une vibration délicate
Saison : début d’hiver
Signature 竹外 (Chikugai) avec cachet
Boîte d’origine inscrite
姫島竹外筆 遠峰雨意図
Peint par Chikugai de Himejima – paysage de montagnes lointaines sous la pluie
Époque fin Edo – début Meiji (XIXe siècle)
Monture sobre et élégante mettant en valeur la finesse du sujet
Une œuvre idéale pour un tokonoma, en association avec un suiseki ou un bonsaï, apportant profondeur, calme et poésie
Un kakémono raffiné et intemporel, recherché pour son atmosphère et sa qualité picturale
Une pièce de collection élégante, parfaitement adaptée à une présentation haut de gamme
Hauteur : 115 cm
Largeur : 28 cm
Prix : 200 euros








MONT FUJI SOUS LA NEIGE
富士雪景図 — 雅雪(Sekkei)
Le Mont Fuji surgit d’une brume hivernale dense, traité dans un lavis d’encre d’une grande sobriété. La montagne s’impose sans rigidité, presque flottante, tandis qu’au premier plan quelques embarcations glissent lentement sur l’eau, apportant une présence discrète et une profondeur silencieuse à la composition.
L’ensemble s’inscrit dans la grande tradition des paysages à l’encre inspirés des maîtres chinois Song et Yuan, où le vide devient un élément actif, structurant l’espace et l’émotion. La retenue du geste, la dilution maîtrisée et l’absence de surcharge donnent à l’œuvre une dimension méditative, profondément japonaise.
Signé 雅雪(Sekkei), cette œuvre est attribuée, à Yamaguchi Sekkei, peintre de l’époque d’Edo né à Kyoto sous le nom de Sōsetsu. Également connu sous les noms de Baian et Hakuin, il aurait été formé soit dans l’entourage de l’école Hasegawa, soit auprès de Kanō Einō à Kyoto. Refusant la copie, il s’est consacré à la peinture à l’encre dans l’esprit des dynasties Song et Yuan, admirant particulièrement Sesshū et Muqi, dont il aurait combiné les caractères pour former son nom. Il compte parmi ses disciples Mochizuki Gyokusen, futur fondateur de l’école Mochizuki. Il s’éteint en 1732 à l’âge de 88 ans.
Monture ancienne, patinée, en cohérence avec une œuvre de tradition, renforçant son caractère intemporel.
Boîte en bois avec étiquette manuscrite ancienne et vignette illustrée.
Traduction :
富士図 — Vue du Mont Fuji
Une œuvre ancrée dans la tradition du paysage à l’encre, où le Mont Fuji devient présence silencieuse, entre permanence et effacement
Hauteur : 118 cm
Largeur : 63 cm
Prix : 500 euros








万両図 — 桂秀(Keishū)
Manryō – Ardisia japonica
Le kakemono représente une branche de 万両 (manryō), reconnaissable sans ambiguïté : feuilles épaisses, légèrement vernissées, et surtout ces grappes de baies rouges pendantes sous le feuillage. C’est un motif hivernal classique au Japon, associé à la prospérité et aux vœux de Nouvel An.
La composition est simple et lisible. La branche s’inscrit dans la partie basse, laissant un large espace vide au-dessus. Ce vide structure l’image et isole le motif, sans recherche particulière d’effet. Le traitement est régulier : feuilles en aplats sombres, fruits posés de manière répétée et propre. L’ensemble est équilibré, mais reste dans une logique décorative.
La signature se lit clairement 桂秀(Keishū), accompagnée d’un sceau rouge cohérent. Il n’y a pas d’indication complémentaire permettant de rattacher ce nom à un artiste référencé majeur. On est donc face à une signature valide, mais sans attribution précise documentée à ce stade.
Les éléments techniques — exécution, pigments, traitement des formes — ainsi que la monture (propre, régulière, sans caractère ancien marqué) situent l’ensemble dans une production Nihonga d’atelier du début du XXe siècle, probablement Taishō à début Shōwa (environ 1910–1930).
Ce type de kakemono correspond à une peinture destinée à l’intérieur domestique, en lien avec les saisons et les usages traditionnels, notamment hivernaux
Hauteur : 200 cm
Largeur : 30 cm
Prix : 250 euros








MOINEAU SUR ROSEAUX
雀図 Suzume-zu
Description
Un moineau repose sur une tige souple de roseaux, dont les plumeaux blancs se courbent sous leur propre poids.
La scène est épurée, centrée sur un équilibre délicat entre présence animale et mouvement végétal.
Esthétique
Trait fin et maîtrisé, avec une mise en couleur douce et nuancée.
L’ensemble s’inscrit dans une approche décorative élégante, proche du Nihonga, où chaque forme est simplifiée sans perdre sa justesse.
Signature verticale : 吉田登穀 Yoshida Tokoku (1883-1962)
A étudié Nanga auprès de Matsubayashi Keigetsu. Il excellait dans les peintures de fleurs et d’oiseaux. Il a participé activement aux expositions Teiten et Nitten. Plus tard, il a été juge pour Nitten
Tomobako
Inscription : 花雪 (Kase tsu / Hanayuki) — “Fleurs et neige”, titre de l’œuvre.
Monture
Monture sobre et harmonieuse, bien proportionnée.
Bon état général avec légère patine d’âge.
Hauteur : 137 cm
Largeur : 55 cm
Prix : 300 euros








雪中草庵図 — Chaumière sous la neige
Quelques traits d’encre suffisent ici à évoquer tout un monde. Au cœur d’un paysage recouvert de neige se dresse une modeste chaumière dont le toit disparaît sous le manteau hivernal. Une clôture légère s’éloigne dans le silence du paysage tandis qu’un vieux prunier aux branches tourmentées étend sa silhouette sombre au-dessus de l’habitation. Sous l’avancée du toit apparaît une discrète présence humaine, presque effacée, comme absorbée par la quiétude du lieu.
L’œuvre appartient à cette tradition japonaise où l’essentiel naît de la retenue. Les vastes réserves du papier deviennent la neige, l’air et le silence. Rien n’est décrit avec précision et pourtant tout est présent : le froid de l’hiver, la solitude du refuge, le calme d’un matin immobile. Le regard complète naturellement ce que le pinceau ne fait qu’esquisser.
Le vieux prunier constitue l’âme de la composition. Arbre de prédilection des poètes et des peintres d’Extrême-Orient, il fleurit alors que l’hiver n’a pas encore quitté la terre. Sa présence devant cette humble demeure évoque la persévérance, la noblesse discrète et la promesse du renouveau. Les branches noueuses témoignent du passage des années tandis que leur élan vers le ciel suggère une force intérieure intacte.
La petite maison enneigée rappelle les retraites idéales des ermites, des moines ou des lettrés qui cherchaient dans la nature un refuge contre l’agitation du monde. Cette image, profondément enracinée dans l’esthétique du bunjinga et dans la poésie classique sino-japonaise, célèbre une forme de richesse spirituelle fondée sur la simplicité. Le silence de la neige devient alors un espace de contemplation où l’homme retrouve sa juste place au sein du paysage.
La composition révèle une remarquable maîtrise du pinceau. Les contours vigoureux du prunier répondent à la délicatesse des lavis qui modèlent les collines enneigées. Les lignes de la clôture conduisent naturellement le regard vers l’entrée de la chaumière avant de remonter vers les branches déployées de l’arbre. Cette circulation subtile crée une harmonie paisible où chaque élément trouve son équilibre.
La signature visible se lit probablement 耳庵, lecture qui demeure à confirmer faute d’une empreinte de sceau suffisamment nette. Plus qu’une simple scène hivernale, cette peinture offre une méditation sur le temps, la solitude choisie et la beauté silencieuse des choses modestes. Elle exprime avec une grande élégance l’esprit du wabi-sabi, cette sensibilité japonaise qui trouve dans la simplicité et l’impermanence une source inépuisable de poésie.
Époque probable : fin Meiji – début Shōwa (vers 1900–1930)
Encre sur papier montée en kakemono
Hauteur : 130 cm
Largeur : 34 cm
Prix : 200 euros








松月図 — Pin et pleine lune
Dans cette composition d’une remarquable pureté, Kino Hironari réduit le paysage à deux présences essentielles : un vieux pin et la lune. Aucun détail superflu ne vient distraire le regard. Une immense sphère lumineuse émerge du fond argenté tandis qu’une branche tourmentée traverse l’espace avec une élégance souveraine. Les aiguilles sombres du pin forment une masse profonde qui contraste avec la clarté immaculée de l’astre et confère à l’ensemble une puissance silencieuse.
Cette économie de moyens est l’une des grandes qualités de la peinture japonaise classique. Le vide n’est jamais absence mais espace de respiration. Ici, la lune n’est pas seulement représentée : elle devient le centre spirituel de l’œuvre. Sa forme parfaite, presque abstraite, évoque à la fois la sérénité, l’éternité et le passage immuable des saisons. Le regard oscille naturellement entre le disque lumineux et la branche qui semble vouloir l’atteindre sans jamais la toucher.
Le pin, arbre vénéré dans l’esthétique japonaise, symbolise depuis des siècles la permanence et la longévité. Battu par les vents, marqué par les années, il conserve pourtant sa vigueur. Son tronc sinueux raconte le temps qui passe tandis que son feuillage demeure vivant et résolu. Cette opposition entre la stabilité terrestre du pin et la perfection céleste de la lune crée un dialogue silencieux entre le monde humain et l’ordre cosmique.
La composition possède également une profonde résonance poétique. Depuis l’époque de Heian, les pins et la lune constituent l’un des grands thèmes de la littérature et de la peinture japonaises. Les poètes voyaient dans leur rencontre l’expression de la beauté mélancolique des nuits d’automne, lorsque le monde semble suspendu dans une lumière douce et intemporelle. Kino Hironari s’inscrit pleinement dans cette tradition, mais avec une retenue qui annonce déjà certaines sensibilités modernes : quelques formes suffisent à évoquer l’infini.
La maîtrise du pinceau est remarquable. Les aiguilles du pin sont exécutées avec une vigueur calligraphique qui contraste avec les subtils dégradés du fond. La branche principale, modelée par des lavis délicats, possède une présence presque sculpturale. L’équilibre entre les masses sombres et la lumière du disque lunaire témoigne d’une compréhension exceptionnelle de l’espace pictural.
Peintre actif à la fin de l’époque Edo, Kino Hironari (1777–1839) appartient à cette génération d’artistes qui perpétuèrent les grands idéaux esthétiques de la peinture savante japonaise. Dans cette œuvre, il atteint une rare intensité expressive sans recourir à aucun effet narratif. Tout repose sur la relation entre la lumière, le vide et la forme.
Le résultat est une image d’une grande noblesse contemplative, où la lune semble flotter hors du temps derrière les ramures du pin séculaire. Plus qu’un paysage, cette peinture est une méditation sur la permanence des choses essentielles, sur la beauté silencieuse du monde naturel et sur cette harmonie subtile qui unit la terre au ciel.
Encre et légers rehauts sur soie
Époque Edo tardive
Monture ancienne en soie
Hauteur : 167 cm
Largeur : 35 cm
Prix : 200 euros






Lune et Branche de Pin
雪月松陰図 — Pins sous la neige et lune d’hiver
Une vaste étendue enneigée s’étire dans le silence de la nuit. Au premier regard, tout semble immobile. Les lourdes masses de neige recouvrent les branches d’un vieux pin dont les formes puissantes émergent à peine de l’obscurité. Plus loin, presque dissimulée au creux du paysage, une petite habitation laisse deviner une présence humaine. Au-dessus de cette scène paisible flotte une lune pâle dont la lumière diffuse se répand sur la neige et se confond avec les brumes hivernales. L’artiste construit sa composition autour du contraste entre la densité du premier plan et l’immensité du vide. Les pins chargés de neige occupent l’espace avec une force tranquille tandis que l’arrière-plan s’efface progressivement dans un lavis délicat. Cette disparition graduelle des formes crée une profondeur remarquable et donne au paysage une dimension presque méditative. L’œil voyage des branches alourdies par l’hiver vers la lune suspendue dans le ciel, avant de se perdre dans l’infini des étendues neigeuses.
Le pin occupe depuis des siècles une place privilégiée dans l’imaginaire japonais. Persistant au cœur de l’hiver lorsque les autres arbres se dépouillent, il symbolise la longévité, la constance et la fidélité aux principes. Recouvert de neige, il devient l’expression même de la résistance silencieuse face aux épreuves du temps. La lune, quant à elle, apporte une dimension contemplative à l’ensemble. Présence discrète mais essentielle, elle éclaire le paysage sans le dominer et invite à une observation calme et intérieure du monde.
La petite demeure nichée sous les branches enneigées rappelle les refuges isolés des poètes, des moines et des lettrés. Réduite à quelques traits de pinceau, elle apparaît comme un lieu de retraite où l’homme vit en harmonie avec les saisons plutôt qu’en opposition à elles. Cette vision d’une existence simple et retirée constitue l’un des thèmes majeurs de la peinture savante d’Extrême-Orient, où la grandeur ne réside pas dans la richesse mais dans la capacité à contempler la beauté silencieuse de la nature.
L’exécution témoigne d’une réelle maîtrise de l’encre. Les volumes de neige sont rendus avec une étonnante économie de moyens tandis que les branches sombres du pin dessinent un réseau de lignes vigoureuses qui structurent toute la composition. Les dégradés du ciel et des lointains créent une atmosphère de profondeur brumeuse particulièrement raffinée. Cette alliance entre puissance graphique et délicatesse des lavis confère à l’œuvre une présence calme et majestueuse.
La signature se lit 浩盧寫 (Kōro sha ou Kōro hitsu selon la lecture artistique), signifiant littéralement « peint par Kōro ».le style, la qualité du montage en soie et l’esthétique générale évoquent une production de la fin de l’époque Meiji ou du début de l’époque Shōwa, lorsque les peintres de nihonga perpétuaient encore les grands thèmes saisonniers hérités de la tradition classique.
Cette peinture n’est pas seulement un paysage d’hiver. Elle est une évocation du silence lui-même : celui de la neige qui absorbe les sons, de la lune qui traverse lentement le ciel nocturne et du temps qui semble suspendu dans la solitude bienveillante d’une nuit d’hiver japonaise.
Époque probable : fin Meiji – début Shōwa (vers 1900–1935)
Encre sur papier montée en kakemono de soie
Peinture sur soie réalisé par Kino Hironari (1777-1839) , embouts en bois , il y a un peu de neige sur la branche de Pin, très belle scène pleine de sérénité.
Hauteur : 125 cm
Largeur : 72 cm
Prix : 400 euros






Bambous sous la Neige
愛涯 — Aigai
Pavillon caché dans les bambous
Au cœur d’un épais bosquet de bambous apparaît un modeste pavillon, presque dissimulé sous le feuillage. À peine révélé par quelques traits d’encre, il semble émerger de la végétation avant de s’y fondre à nouveau. Les hautes tiges verticales rythment la composition comme une forêt de colonnes naturelles, tandis que les lavis délicats créent une atmosphère de brume légère où les contours se dissolvent progressivement dans le silence du paysage.
L’œuvre d’Aigai (愛涯) appartient à cette tradition de peinture contemplative où la nature devient le reflet d’un état intérieur. Le petit abri niché parmi les bambous n’est pas seulement une construction ; il représente un lieu de retrait volontaire, un refuge éloigné des préoccupations du monde. Dans l’imaginaire des lettrés d’Extrême-Orient, ces pavillons perdus dans la montagne ou au cœur d’un jardin étaient les espaces privilégiés de la méditation, de la poésie et de l’étude.
La composition repose sur une remarquable économie de moyens. Les feuillages sont suggérés par une multitude de touches d’encre légères tandis que les vastes espaces laissés vierges deviennent lumière, air et profondeur. Rien n’est décrit avec précision excessive. Tout est suggéré afin de laisser l’esprit du spectateur poursuivre le paysage au-delà du papier. Cette esthétique du non-dit, si caractéristique de la culture japonaise, confère à l’œuvre une profondeur qui dépasse largement son apparente simplicité.
Le bambou occupe ici une place essentielle. Symbole de droiture, de résilience et d’élégance naturelle, il protège le pavillon comme une enceinte végétale. Son mouvement vertical contraste avec la stabilité tranquille de l’architecture et crée un dialogue harmonieux entre l’homme et la nature. L’ensemble évoque un lieu où le temps semble suspendu, loin du bruit du monde.
Le montage ancien en soie aux motifs floraux raffinés accompagne parfaitement cette atmosphère de calme et de retenue. Sa patine et son élégance discrète témoignent d’un objet destiné à la contemplation plutôt qu’à l’ostentation, fidèle à l’esprit des kakemono appréciés dans les tokonoma des amateurs éclairés.
Face à cette peinture, on imagine le bruissement du vent dans les bambous, l’ombre fraîche d’un après-midi d’été et la présence silencieuse d’un poète retiré dans son refuge. Plus qu’un paysage, l’œuvre propose une expérience intérieure : celle du calme retrouvé et de l’harmonie entre l’homme et la nature.
Encre sur papier
Japon, XIXᵉ siècle (fin Edo – début Meiji, attribution traditionnelle)
Montage ancien en soie de belle qualité
Hauteur : cm
Largeur : cm
Prix : 380 euros






KUZUYA SOUS LA NEIGE
高士来友図 — Kōshi Raiyū-zu
Le lettré recevant un ami
« L’ami tant attendu est venu jusqu’ici ; sa visite remplit mon cœur de joie. »
Ces quelques mots, tracés d’un pinceau libre et élégant, donnent la clé de lecture de l’œuvre. Au-dessous de la calligraphie, un paysage réduit à l’essentiel émerge du silence du papier : une rive solitaire, un arbre se reflétant dans l’eau calme, quelques lignes à peine suggérées avant que le regard ne se perde dans l’immensité du vide. Rien n’est véritablement décrit, pourtant tout est présent. Le paysage apparaît comme un souvenir, une émotion ou un instant suspendu entre réalité et poésie.
Le thème est celui de l’amitié, l’un des sujets les plus nobles de la tradition lettrée d’Extrême-Orient. Le sage retiré du monde, vivant dans le calme de sa retraite, reçoit la visite d’un compagnon de longue date. Cette rencontre n’est jamais représentée directement ; elle est seulement suggérée par le poème et par la sérénité du paysage. L’absence des personnages renforce paradoxalement leur présence. Le spectateur imagine leur conversation, les poèmes échangés, le thé partagé devant l’eau paisible et les collines lointaines.
Attribuée à Konoe Nobutada (近衛信尹, 1565–1614), figure majeure de l’aristocratie de Kyōto et l’un des célèbres Kan’ei Sanpitsu — les « Trois grands pinceaux » de la calligraphie japonaise — cette œuvre incarne parfaitement l’idéal esthétique de la culture de cour. La peinture et l’écriture ne constituent pas deux disciplines distinctes ; elles participent d’un même langage où le geste du pinceau traduit à la fois la forme du paysage et le mouvement de l’âme.
La composition atteint une rare intensité par sa simplicité. Quelques traits suffisent à évoquer une rive, un arbre et une étendue d’eau. Les vastes espaces laissés vierges deviennent lumière, brume et silence. Cette maîtrise du vide, si caractéristique de la sensibilité japonaise, permet au regard de poursuivre le paysage au-delà des limites du papier et d’y projeter sa propre méditation.
La boîte ancienne conservée avec l’œuvre porte le titre 高士来友図 (Le lettré recevant un ami) ainsi que la mention 自題讃, indiquant un poème associé au sujet. Ces inscriptions confirment que la peinture et le texte furent conçus comme une œuvre unique, célébrant la joie discrète d’une rencontre amicale dans la solitude choisie de la retraite lettrée.
Plus qu’un paysage, ce kakemono est une méditation sur la valeur des liens humains. Dans le calme d’un monde réduit à quelques traits d’encre, il rappelle que certaines visites illuminent une existence entière et que l’amitié sincère demeure l’un des plus précieux trésors de l’esprit.
近衛信尹 — Konoe Nobutada (attribution traditionnelle)
高士来友図 — Le lettré recevant un ami
Encre sur papier avec poème calligraphié
Boîte ancienne titrée et scellée
Époque d’attribution : Momoyama – début Edo
Hauteur : 109 cm
Largeur : 45 cm
Prix : 350 euros









Calligraphie Hivernale
Poème Waka avec des refflets d’argent sur le thème de l’hiver :
« Le vent souffle,
la brise dans les pins est glacée,
et la montagne est couverte de neige.
Ce que je prenais pour des nuages
n’était qu’un voile flottant »
Hauteur : 120 cm
Largeur : 50 cm
Prix : 230 euros






Nuages Propices
très beau Kakemono original , ouevre authentique et ancienne , la scene est de bonne augure et pleine de sérénité , avec boîte.
Hauteur : 135 cm
Largeur : 66 cm
Prix : 190 euros






Fin de Journée d’Hiver
scene hivernale paisible avec la lune pour témoin, vendue avec sa Kiribako, belle peinture.
Hauteur : 125 cm
Largeur : 66 cm
Prix : 270 euros







富士遠望図 – FUJISAN EN LOINTAIN VOILE
Description
Un Mont Fuji silencieux émerge d’un voile de brume, traité avec une extrême économie de moyens. La ligne est douce, presque effacée, comme vue à travers l’humidité de l’air.Le sommet enneigé, à peine suggéré, donne toute la profondeur à la composition.
À gauche, une inscription calligraphique fluide accompagne la scène, comme une respiration poétique.
Esthétique
Minimalisme pur, presque zen.
On est ici dans une vision “yohaku” (余白) – l’espace vide devient le sujet.
Le Fuji n’est pas décrit : il est évoqué, flottant entre apparition et disparition.
Très proche des sensibilités bunjin-ga (文人画).
Signature & sceaux
Né à Bungo (préfecture d’Ōita). Diplômé de l’École préfectorale de peinture de Kyoto, Son vrai nom était Iwahiko. On le surnommait Muitsu et Shisei. Il est également connu sous les noms de Chikuson, Ichiraku-so, Hakusaen et Hekirei-rokyo. Il a étudié auprès de Tanomura Chokunyu à Kyoto. Il a rejoint l’Association japonaise de peinture Nanga en 1896 et a participé activement à l’Exposition Bunten. Il a fondé l’Académie japonaise de peinture Nanga en 1921. Il est décédé en 1922 à l’âge de 59 ans
Traduction de l’inscription (calligraphie)
Calligraphe :
山内曲川 Yamanouchi Kyokusen (1817-1903) Né en 1817 à Izumo (aujourd’hui Matsue, préfecture de Shimane), il était antiquaire. Également connu sous le nom de Kaichiro, il étudia le haïku auprès d’Araki Banrai à Kyoto et acquit une certaine renommée à Edo. Après un voyage à travers Oshu, il retourna chez lui en 1858 et se consacra à la diffusion de la cérémonie du thé et de la poésie haïkaï. Il mourut en 1903 à l’âge de 87 ans
La calligraphie est cursive (sōsho), très libre. On distingue une structure poétique classique.
Lecture interprétative :
富士を出て昇る空ある初日かな
曲川
(印は「釣年」)
« Le premier soleil levant de l’année se lève derrière le mont Fuji et s’élève dans l’immensité du ciel»
Monture sobre, probablement remaniée.
Soie patinée, avec usure homogène cohérente avec l’âge.
Jiku (embouts) en bois laqué simple
Hauteur : 104 cm
Largeur : 53 cm
Prix : 350 euros








SOLEIL LEVANT
Kakejiku représentant un grand disque solaire rouge émergeant d’une mer de nuages.
La composition est extrêmement épurée :
• un soleil rouge intense / un horizon de brume et de nuages /un fond rosé diffus
Le sujet évoque immédiatement l’image traditionnelle du soleil levant (旭日 / kyokujitsu), symbole très fort dans l’esthétique japonaise.
Le minimalisme de la composition est typique de nombreuses peintures décoratives japonaises du XXᵉ siècle.
Dans la culture japonaise, ce thème évoque :
• l’aube / le renouveau / l’énergie vitale/ la prospérité.
Sujet non strictement saisonnier, mais souvent associé à :
• Nouvel an / renouveau / bon augure
Les kakemono représentant le soleil sont parfois accrochés pour les périodes festives ou cérémonielles.
Les noms d’artistes composés de deux caractères avec 子 sont fréquents dans les signatures de peintres ou ateliers décoratifs modernes.
Peinture japonaise de style : nihonga
Caractéristiques visibles :
• pigments minéraux doux / dégradés subtils dans les nuages / composition minimaliste/. influence moderne
Le soleil très pur et graphique rappelle les compositions décoratives populaires au début de l’ère Shōwa.
Période probable : Shōwa (1920-1950)
composition très pure / forte symbolique japonaise /belle atmosphère de brume
C’est typiquement le genre de kakejiku que l’on expose pour créer une atmosphère calme et lumineuse.
Lecture poétique
« Dans la mer de nuages Le soleil se lève lentement un nouveau jour commence »
Hauteur : 140 cm
Largeur : 67 cm
Prix : 300 euros









CALLIGRAPHIE WAKA
Cette calligraphie est écrite en kana cursif (草仮名 / kana sōsho), style utilisé pour écrire : des waka/des poèmes classiques/ou des textes littéraires japonais L’écriture est très fluide, presque musicale.
Le poème évoque une scène très japonaise, centrée sur la nature et la saison. La lecture la plus cohérente du texte est proche de l’idée suivante :
« Au bord du chemin, les fleurs s’ouvrent silencieusement. Le vent du printemps les effleure et déjà leurs parfums se mêlent à l’air du soir »
Ce type de texte appartient à la tradition waka, poésie courte contemplative. Le texte ne décrit pas simplement des fleurs.
Il parle de : la naissance du printemps/la fragilité des fleurs/le passage du temps. Dans la poésie japonaise, ces images évoquent souvent :
• la beauté éphémère
• le moment fragile où une saison change.
La signature semble être : 春峰 (Shunpō / Harumine) « sommet du printemps »
Cette écriture possède plusieurs caractéristiques : trait rapide mais contrôlé/grandes variations d’épaisseur/lignes très longues/respiration importante entre les colonnes.
Elle appartient au style : 草書かな (kana cursif poétique).
Datation probable : fin XIXe siècle – début XXe siècl ère Meiji / début Taishō (1880-1920).
Cette calligraphie n’est pas seulement un texte, Elle est un mouvement. Le pinceau avance, hésite, s’élance, puis disparaît dans le vide. Les caractères deviennent presque des herbes balayées par le vent. On ne lit pas seulement un poème. On voit le geste du calligraphe respirer sur le papier.
Dans un tokonoma, ce rouleau parlerait de :
• la légèreté du printemps/la beauté fragile des fleurs/ le souffle du vent.
Il accompagne parfaitement : un bonsaï en fleurs/ ou un suiseki évoquant un paysage printanier.
Hauteur : 84 cm
Largeur : 22 cm
Prix : 120 euros






PAYSAGE ABSTRAIT
Ce kakejiku présente un éventail japonais (sensu) peint à l’encre dans un style très libre. La surface évoque un paysage abstrait ou une mer agitée, avec des formes sombres semblables à des rochers ou des îlots émergents dans des vagues. Le travail de l’encre et des lavis crée une impression de mouvement et de profondeur.
Cette approche appartient à la tradition japonaise du sumi-e, où l’artiste suggère la nature avec quelques gestes spontanés.
La signature manuscrite est très stylisée et difficile à lire précisément, mais elle correspond à une signature d’artiste moderne de tradition zen ou calligraphique.
Peinture réalisée avec :
• encre sumi / lavis d’encre diluée/ touches texturées appliquées au pinceau.
Le style évoque les traditions de peinture zen et lettrée (bunjinga / nanga).
La composition est extrêmement épurée :
• grand fond doré / éventail central
• paysage suggéré par quelques masses d’encre.
Ce minimalisme correspond à l’esthétique japonaise du ma, l’espace vide qui donne force à la composition.
Le paysage suggéré évoque :
• la montagne / la mer/ les forces naturelles.
Dans l’esthétique zen, ces paysages abstraits symbolisent :
• la contemplation / la nature changeante/ la simplicité.
Ce rouleau peut être exposé toute l’année, mais il s’accorde particulièrement avec une présentation de suiseki paysage / un tokonoma minimaliste.
Montage élégant en soie dorée.
Le montage paraît dater de la période Shōwa (milieu XXᵉ siècle). Peinture moderne inspirée de la tradition zen et lettrée.
Hauteur : 120 cm
Largeur : 67 cm
Prix : 250 euros






Galerie
Hauteur : 192 cm
Largeur : 60 cm
Prix : 300 euros






PINS ET OISEAU
Composition très japonaise : 3 grands pins élancés/un relief rocheux/un oiseau solitaire/fond très épuré, C’est une scène typique de paysage poétique minimaliste.
L’oiseau Probablement : hibari (alouette) ou petit moineau de montagne
Dans la peinture japonaise, un petit oiseau seul évoque souvent : le calme/l’écoute du vent / la solitude contemplative
Dans l’iconographie japonaise : pin + oiseau solitaire = paysage hivernal méditatif On est clairement dans la tradition nihonga / peinture classique tardive. Les arbres ont un mouvement naturel, presque calligraphique.
La signature lit : 不二 (Fuji)
Ce type de signature simple est fréquent chez des peintres régionaux de la fin Edo / début Meiji, l’artiste est Kodama Kibou.
Le montage est typique fin Edo / début Meiji :
tissu karakusa classique/structure simple/proportions anciennes
Datation probable : fin période Edo — début Meiji
1850 – 1880
Ce que l’œuvre évoque (lecture poétique) :
« Un oiseau s’est posé sur une branche, Le vent traverse les pins, La montagne est silencieuseC’est un moment suspendu »
Livre avec deux boites.
Hauteur : 120 cm
Largeur : 48 cm
Prix : 300 euros









Galerie
Hauteur : 187 cm
Largeur : 45 cm
Prix : 350 euros






SOLEIL ROUGE ET BRUME
Thème classique japonais appelé :
• 旭日図 (Kyokujitsu-zu) — soleil levant
• ou 瑞日 (Zuijitsu) — soleil de bon augure
Symbolique : renouveau, prospérité, énergie positive, souvent associé au Nouvel An ou au début du printemps dans un tokonoma.
Traduction de Inscription :
« Respectueusement peint : scène de nuages lumineux et de soleil de bon augure»
Signature : 秀文 (Shūbun / Hidefumi)
Peinture de type nihonga (peinture japonaise traditionnelle moderne).
Caractéristiques visibles :
• pigments minéraux / lavis atmosphérique
composition minimaliste / importance du vide
La scène repose sur trois éléments simples : disque solaire, brume, espace vide.
Datation : Période la plus cohérente : fin Meiji – début Taishō ≈ 1890 – 1915
Hauteur : 188 cm
Largeur : 48 cm
Prix : 350 euros









Galerie
Hauteur : 90 cm
Largeur : 42 cm
Prix : 150 euros






Galerie
Hauteur : 200 cm
Largeur : 43 cm
Prix : 250 euros






Galerie
Hauteur : 190 cm
Largeur : 60 cm
Prix : 300 euros






CALLIGRAPHIE NUAGES ET MONTAGNES
Kato Ryuho (1915-1992)
Il fut le 128e abbé du temple Zuiganji de l’école Myoshinji de la secte Rinzai.
Traduction :
Des nuages blancs flottent sans but.
Et les montagnes restent imperturbables. Le nuage blanc est une métaphore de l’illusion, du trouble, etc., et la montagne demeure intacte, même si les nuages vont et viennent.
De même, si nous prenons conscience de notre nature de Bouddha originelle, nous ne serons pas trompés par les nuages des troubles et des illusions
Hauteur : 175 cm
Largeur : 25 cm
Prix : 140 euros






Soleil et Mer
belle peinture de soleil sur la mer, avec nuage doré signe de bonne augure, embouts en os.
Hauteur : 180 cm
Largeur : 42 cm
Prix : 180 euros






Soleil et Vague
Peinture ur papier réalisé par Matsuo Sogo, la vague montre un bon dynalisme et le soleil pale l’accompagne bien, ideale pour accompagner un pin.
Hauteur : 185 cm
Largeur : 32 cm
Prix : 180 euros






Vagues et Soleil
Les vagues et le soleil sont réalistes, le mouvement des vague dynamique, beau kakemono
Hauteur : 180 cm
Largeur : 57 cm
Prix : 170 euros






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